«La transplantation d’organes figure parmi nos priorités», a affirmé hier Mohamed Seddik Aït-Messaoudène, ministre de la Santé, lors d’une journée parlementaire au Conseil de la nation, où il était représenté par Mohamed Talhi, secrétaire général du ministère. Le gouvernement a présenté un programme national ambitieux visant à développer cette activité médicale vitale et à répondre à la demande croissante des patients.
Depuis la première greffe rénale réalisée en 1986 au Centre hospitalo-universitaire Mustapha-Pacha d’Alger, près de 1 600 transplantations de rein ont été effectuées dans le pays. D’autres jalons importants ont également marqué l’histoire médicale nationale, avec la première greffe de moelle osseuse en 1998 et la première transplantation hépatique en 2003. Pourtant, malgré ces avancées, le nombre de procédures reste insuffisant face à l’augmentation des cas d’insuffisance rénale et d’autres pathologies lourdes.
Le nouveau programme, supervisé par l’Agence nationale de transplantation d’organes, prévoit la relance des greffes hépatiques et le lancement des transplantations cardiaques dès cette année. Il met également l’accent sur la formation des professionnels de santé et sur l’échange d’expertises avec des pays étrangers reconnus dans ce domaine.
Avec cette initiative, le ministère de la Santé réaffirme son engagement à renforcer la transplantation d’organes en Algérie, en conjuguant progrès médical, sécurité sanitaire et amélioration de la qualité de vie des patients.
K.Z.
