Le Conseil de la nation a tenu, hier, une réunion du bureau élargi aux présidents des groupes parlementaires et au rapporteur, sous la présidence d’Azouz Nasri.
Cette rencontre, placée sous le signe de la concertation institutionnelle, avait pour objet principal la présentation des représentants de la Chambre haute au sein des commissions paritaires chargées d’examiner les dispositions en divergence avec l’Assemblée populaire nationale, concernant deux textes majeurs : le projet de loi portant code de la route et le projet de loi criminalisant le colonialisme français en Algérie. La réunion a également permis de fixer la tenue d’une séance plénière le mardi 10 février 2026, dédiée à la présentation et à l’adoption de ces listes.
Le président du Conseil de la nation a salué les déclarations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, exprimant sa volonté de renforcer la cohésion nationale, de consolider la confiance entre les institutions et les citoyens, et d’inscrire l’Algérie dans une dynamique de progrès fondée sur ses constantes et sa souveraineté. Ces propos ont été interprétés par le Bureau comme «un appel à l’unité et à la responsabilité de tous les acteurs politiques et institutionnels».
Rejet des discours de «défaitisme»
Le bureau du Conseil de la nation a souligné, par la voix de son président, son engagement à soutenir la haute direction du pays et à contribuer activement à la préservation des intérêts supérieurs de la nation. Dans ce contexte, il a fermement dénoncé les discours de «défaitisme» et les tentatives de fragiliser la confiance dans les institutions, affirmant que l’Algérie reste forte grâce à sa direction éclairée, à son Armée nationale populaire, héritière de l’Armée de libération nationale, et à un peuple conscient de sa souveraineté, attaché à ses acquis et résolument opposé à toute ingérence étrangère.
Des textes sensibles au cœur des débats
L’ordre du jour de la réunion a été consacré à l’examen des listes des représentants du Conseil de la nation pour les commissions paritaires. Ces commissions sont chargées de trouver un consensus sur les articles des projets de loi qui ont suscité des divergences entre les deux chambres. Le projet de Code de la route, qui vise à moderniser et sécuriser le système routier national, et le texte criminalisant le colonialisme français, symbolisant la mémoire historique et la reconnaissance des souffrances endurées par le peuple algérien, constituent des dossiers sensibles et stratégiques, au cœur des débats parlementaires.
Une séance plénière décisive
Dans la perspective de la séance plénière du mardi 10 février, le Bureau a rappelé la nécessité d’une concertation constructive et d’un esprit de responsabilité nationale afin que les décisions adoptées traduisent l’intérêt supérieur du pays et renforcent la stabilité institutionnelle. Cette approche souligne la volonté du Conseil de la nation de jouer pleinement son rôle constitutionnel, tant dans la législation que dans le contrôle et l’accompagnement des politiques publiques.
Cette réunion illustre également la dimension politique et symbolique de la haute chambre, qui se positionne comme un acteur clé dans la consolidation de l’unité nationale et de la souveraineté du pays. Elle témoigne de la priorité accordée par le Parlement à la cohésion institutionnelle et à la protection des acquis de la nation, tout en affirmant sa responsabilité dans l’accompagnement des décisions présidentielles et dans le respect de la volonté populaire.
R.N.
