Le ministre de l’Enseignement Supérieur, Kamel Baddari, annonce les résultats de la campagne de sélection pour les Centres de Développement de l’Entrepreneuriat, illustrant le rôle moteur des universités dans la création de richesses.
Dans un post officiel sur sa page Facebook, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Kamel Baddari, a dévoilé ce jeudi les résultats significatifs de la campagne de financement des projets entrepreneuriaux étudiants. Intitulée « Dynamique continue de l’entrepreneuriat universitaire », cette initiative portée par les Centres de Développement de l’Entrepreneuriat (CDE) a mobilisé les établissements du 2 au 25 décembre 2025.
Au total, 89 projets portés par des étudiants ont été retenus et financés après examen par les Commissions de Sélection et de Validation du Financement (CSVF). Cette opération s’inscrit dans la stratégie visant à renforcer le rôle de l’université comme moteur de création de richesses et à accompagner concrètement les étudiants porteurs d’idées innovantes vers la création de leurs propres micro-entreprises.
Les projets lauréats couvrent un large spectre de secteurs économiques, témoignant de la diversité des aspirations de la jeunesse étudiante. Les domaines concernés incluent la santé, la pharmacie, l’industrie, l’agriculture, les services, le bâtiment et les travaux publics (BTPH), le tourisme, les télécommunications, le textile et les industries manufacturières. Cette variété reflète, selon le ministre, une transition réussie « de l’idée vers le projet » et des progrès tangibles dans le parcours entrepreneurial académique.
Le ministre a présenté une cartographie précise des projets entrepreneuriaux financés au sein des universités algériennes. Cette répartition met en lumière les dynamiques géographiques et sectorielles à l’œuvre.
L’Université Mustapha Stambouli de Mascara arrive en tête avec dix-sept projets financés. Plusieurs autres établissements se distinguent également par un nombre notable de projets. On retrouve notamment les universités de Béjaïa, d’El Oued et de Tipaza avec six projets chacune, ainsi que les universités Sétif 1 et Tlemcen avec cinq projets. La majorité des autres universités citées comptent entre un et quatre projets validés.
Le secteur de la santé apparaît comme le domaine le plus porteur, avec une forte présence de projets dans des spécialités variées. Ces projets couvrent la pharmacie, les cliniques spécialisées, les laboratoires d’analyses médicales et la fabrication de produits para-pharmaceutiques.
Au-delà de la santé, les projets financés témoignent d’une diversification économique. Les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire sont bien représentés. On note également des initiatives dans l’industrie, les services, le Bâtiment et Travaux Publics, le textile et même le tourisme, illustrant la variété des parcours entrepreneuriaux soutenus.Ce bilan chiffré, souligné par Kamel Baddari, «reflète la dynamique ascendante de l’entrepreneuriat universitaire, et confirme l’engagement des étudiants dans le parcours de création de leurs micro-entreprises». Il consolide la politique publique visant à faire de l’université un acteur clé du développement économique et de l’insertion professionnelle par l’innovation et la création d’entreprise.
Université algérienne : Un accélérateur économique
Lors d’une séance plénière au Conseil de la nation, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a réaffirmé la volonté de l’Université algérienne d’agir comme un véritable levier du développement national. Cette ambition s’appuie sur une orientation stratégique vers l’économie de la connaissance et l’innovation, en phase avec la vision présidentielle pour la période 2024-2029.
Pour traduire cette vision en actes, l’Université a intégré dans ses programmes de formation des disciplines d’avenir telles que l’intelligence artificielle, la robotique et d’autres métiers émergents. Le Pôle scientifique et technologique de Sidi Abdellah illustre cette dynamique en proposant des spécialités dans les systèmes autonomes, les mathématiques appliquées, la cybersécurité et les nanosciences.
Cette adaptation place l’Algérie dans le sillage des évolutions internationales de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le ministre a souligné que les effets de ces formations d’ingénieurs de pointe deviendront pleinement visibles dans les cinq à dix prochaines années.
Les résultats concrets de cette politique sont déjà tangibles. M. Baddari a cité, pour les deux dernières années, plus de 3 200 brevets d’invention, 310 start-up, plus de 2 600 micro-entreprises étudiantes, la création de 430 filiales au sein de 117 établissements universitaires et 76 projets innovants tournés vers le secteur économique.
Le ministre a également évoqué les partenariats fructueux avec les secteurs productifs, comme celui avec l’agriculture dans le domaine de l’agriculture intelligente. Une collaboration entre le Centre de recherche scientifique et technique sur les régions arides de Biskra et le secteur agricole devrait aboutir à la commercialisation imminente d’un nouveau type de fourrage sur le marché national.
R.N
