Les Algériens figurent en tête des ressortissants étrangers ayant reçu un ordre de quitter le territoire de l’Union européenne (UE) au cours du troisième trimestre 2025, selon les dernières données publiées par Eurostat, l’office statistique de l’UE.
À elle seule, la France a émis près d’un tiers de l’ensemble de ces décisions. Sur la période considérée, 115.440 ressortissants de pays tiers ont reçu un ordre de départ d’un État membre de l’Union européenne.
Toutefois, moins d’un tiers de ces mesures ont été effectivement exécutées : 34.155 personnes ont été renvoyées vers leur pays d’origine à la suite d’un ordre d’expulsion.
Les chiffres d’Eurostat font état d’une augmentation de 2,7 % du nombre d’ordres de quitter le territoire par rapport au troisième trimestre de 2024.
Le nombre de personnes effectivement renvoyées a, quant à lui, progressé de manière plus marquée, avec une hausse de 14,6%. En revanche, la comparaison avec le deuxième trimestre de 2025 montre une évolution plus modérée, marquée par une légère baisse des ordres de départ (-0,9 %) et une faible augmentation des expulsions exécutées (+0,5 %).
Au troisième trimestre 2025, les ressortissants algériens constituent la nationalité la plus concernée par les ordres de quitter l’UE, avec 12.325 décisions, devant les Marocains (6.670) et les Turcs (6.350).
Cependant, les Algériens et les Marocains ne figurent pas parmi les nationalités les plus effectivement expulsées. Les retours forcés ont principalement concerné des ressortissants turcs (3.625), géorgiens (2.835) et albanais (2.055).
Sans surprise, la France est le pays de l’Union européenne ayant délivré le plus grand nombre d’ordres de départ au cours de la période étudiée, avec 33.760 décisions, loin devant l’Allemagne (12.510) et la Grèce (10.175). En revanche, Paris n’arrive qu’en deuxième position en matière d’exécution des expulsions, avec 3.760 personnes effectivement renvoyées. L’Allemagne occupe la première place avec 7.190 expulsions, suivie de Chypre (3.000).
R.N
