Ce procédé permettra d’élargir le champ de bénéficiaires parmi un grand nombre de condamnés ou de prévenus faisant l’objet d’enquêtes, sans qu’il soit nécessaire de les placer en détention.
Le Directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, Saïd Zreb a révélé, hier à Alger, que le ministère de la Justice, en coopération avec le ministère de la Défense, travaille à la production d’une nouvelle génération de bracelets électroniques, fabriqués localement en Algérie à 100 %.
« Le projet a atteint une phase avancée, et la version finale devrait être achevée avant la fin de l’année en cours », a-t-il ajouté en marge de travaux du séminaire international organisé en coopération avec la Fondation allemande pour la coopération juridique internationale (IRZ).
Se voulant plus explicite à ce sujet, Saïd Zerb a indiqué que « ce procédé permettra d’élargir le champ de bénéficiaires parmi un grand nombre de condamnés ou de prévenus faisant l’objet d’enquêtes, sans qu’il soit nécessaire de les placer en détention ».
Le Bracelet électronique, selon Said Zerb est « une mesure mise en place par le juge, aussi bien dans le cadre de la libération conditionnelle que dans celui de la détention provisoire durant la phase d’enquête »
Plus concrètement, selon ce dernier : « Au lieu que la personne soit tenue de se présenter tous les 15 jours pour signer, elle est soumise à une surveillance électronique précise via le bracelet ».
Concernant les statistiques, le même responsable a indiqué qu’il n’existe pas de taux exact pour cette année, mais que « le système est bel et bien opérationnel et connaît un développement continu, notamment à l’approche du lancement de la version finale du bracelet électronique ».
Pour rappel, le bracelet électronique a été officiellement utilisé pour la première fois dans le cadre d’un essai dans le tribunal de Tipasa au mois de décembre 2016.
Deux années plus tard, l’usage de ce bracelet était devenu officiellement possible après la publication de la loi portant code de l’organisation pénitentiaire au Journal officiel.
En septembre 2020, il a été décidé l’arrêt de son utilisation « jusqu’à nouvel ordre », suite à une enquête sur des défis de corruption liés à l’acquisition de ces appareils.
Relever le niveau de gestion
Concernant la conférence internationale organisée par le ministère de la Justice , collaboration avec la Fondation allemande pour la coopération juridique internationale ( IRZ), Saïd Zreb, a appelé, à l’ ouverture des travaux , à « poursuivre le développement du système de formation continue au profit des fonctionnaires de l’administration pénitentiaire en vue de relever le niveau de gestion des établissements pénitentiaires et d’aider à la réinsertion sociale des détenus »
Au sujet de l’objet de la rencontre, le même responsable a précisé que « ce séminaire vise à échanger les expertises pour développer le système de formation au profit de fonctionnaires de l’administration pénitentiaire afin qu’ils puissent s’acquitter de leurs noble missions avec professionnalisme ».
Pour ce faire, « il importe de se doter d’un système de formation moderne disposant d’outils et de programmes pédagogiques diversifiés en adéquation avec les aspiration nationales et le pratiques internationales, sous la supervision de cadres hautement qualifiés », a-t-il souligné, estimant que ces efforts « permettront de poursuivre le développement du système pénitentiaire en Algérie selon les normes internationales ».
« Le Système pénitentiaire dispose d’un système de formation doté de grand moyen », a-t-il souligné, citant dans ce cadre l’école nationale de formation des fonctionnaires de l’administration pénitentiale et ses annexes.
Se disant, par ailleurs, disposé à « poursuivre le développement de la coopération établie entre la direction générale de l’administration pénitentiaire et la Fondation allemande pour la coopération juridique internationale (IRZ), Said Zerb a fait observer que cette coopération avait permis d’organiser plusieurs ateliers de formation , deux rencontres internationales et des visites d’études en Allemagne.
Ferhat Zafane
