La 10ᵉ chambre pénale du tribunal criminel d’Alger, présidée par Mme Dahmani Naïma, examinera ce mardi le procès en appel des frères Kouninef, après cassation des précédents jugements rendus en 2020 dans une vaste affaire de corruption. Lors du premier jugement, le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed avait prononcé de lourdes peines allant de 12 à 20 ans de prison à leur encontre. Ainsi, Redha Kouninef avait été condamné à 16 ans de réclusion assortis d’une amende de 8 millions de dinars, tandis que son frère Tarek-Noah écopait de 15 ans de prison et de la même amende. Le tribunal avait également infligé une peine de 12 ans d’emprisonnement à Abdelkader Kouninef.
Les trois frères, ainsi que leur sœur Souad-Nour, devaient s’acquitter chacun d’une amende de 8 millions de dinars, avec saisie de leurs biens en Algérie et à l’étranger. Souad-Nour Kouninef, actuellement en fuite à l’étranger, avait pour sa part été condamnée à 20 ans de prison ferme, assortis de la saisie de l’ensemble de ses biens. Un mandat d’arrêt international avait également été émis à son encontre. Le gérant du groupe KouGC, propriété des frères Kouninef, Keddour Ben Tahar, avait été condamné à 8 ans de prison ferme. Makraoui Hassiba avait écopé de 3 ans d’emprisonnement et d’une amende de 500 000 dinars avant de bénéficier de la relaxe. Quant à Rarah Abdelaziz, il avait été condamné à 3 ans de prison et à une amende d’un million de dinars. Pour rappel, les frères Réda, Abdelkader-Karim et Tarek-Noah Kouninef, ainsi que le gérant du groupe KouGC, étaient poursuivis pour plusieurs chefs d’inculpation, notamment trafic d’influence, blanchiment d’argent, obtention d’indus avantages, détournement de foncier et de concessions, ainsi que non-respect des engagements contractuels dans la réalisation de projets publics.
La Cour suprême avait accepté les pourvois en cassation introduits contre les décisions rendues, estimant que le dossier comportait des vices de forme. La présidente de la chambre pénale suivra donc, lors de ce nouveau procès, les orientations formulées par les magistrats de la haute juridiction.
R.H.
