Le Premier ministre,Sifi Ghrieb, a présidé, hier, une réunion du Gouvernement consacrée à l’examen de deux projets de décrets exécutifs. Ces deux texte s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de prévention des stupéfiants et des substances psychotropes 2025-2029, visant à consolider la protection des enfants et jeunes, ainsi que les milieux professionnels, de ce fléau.
Une stratégie reposant sur quatre axes principaux : la prévention, le traitement et la prise en charge, la dissuasion et la lutte ainsi que la coopération internationale. Il a souligné que cette stratégie a été consolidée par une série de mesures et de programmes, accordant une importance majeure à la prévention.
Selon le communiqué des services du Premier ministère, les deux projets de décrets exécutifs visent à fixer, respectivement, les conditions et les modalités de dépistage de l’usage de stupéfiants et/ou de substances psychotropes dans les établissements d’éducation, d’enseignement et de formation, ainsi que les conditions et les modalités de prévention de l’usage de stupéfiants et/ou de substances psychotropes lors du recrutement dans les secteurs public et privé.
La vigilance des services de sécurité
La lutte contre la drogue en Algérie est une bataille complexe et multiforme, qui nécessite une mobilisation totale de l’État et de la société. Elle est loin d’être la panache des services de sécurité. L’Algérie fait face à un combat de grande envergure contre les drogues sous toutes leurs formes. La gravité de ces menaces est d’autant amplifiée en raison de leur lien avec les politiques systématiques de certaines parties qui font malheureusement du trafic de stupéfiants, une arme pour attenter à la sûreté des Etats en ciblant leur jeunesse. A cet égard, le Président Tebboune a souligné, récemment, l’importance d’adopter « une approche globale pour combattre ce fléau », affirmant que « l’Algérie vit une guerre non déclarée », dans laquelle la drogue est l’arme utilisée pour cibler le pays, en particulier ses jeunes générations. Selon les rapports des services de sécurité, l’année 2024 a été marquée par une intensification des saisies de drogues, avec des chiffres atteignant des niveaux alarmants. Dans son bilan pour le premier semestre de l’année en cours, le ministère de la Défense nationale a fait état de l’arrestation de1186 narcotrafiquants et la mise en échec d’introduction de 17,12 tonnes de kif traité provenant des frontières avec le Maroc, alors que 663 kilogrammes de cocaïne et 24 millions de comprimés psychotropes ont été saisis. Et dire que les frontières avec le voisin de l’Ouest sont fermées depuis 1994. Tandis que les services opérationnels de la Sûreté nationale ont saisi, au cours de la même période, plus de deux tonnes de cannabis, plus de cinq millions de comprimés psychotropes et plus de 100 kg de cocaïne, selon un bilan rendu public par les mêmes services.
L’apport du privé dans le domaine la Santé
Par ailleurs, le Gouvernement a entendu une communication sur la réorganisation de l’investissement du secteur privé dans le domaine de la santé.
«A cette occasion, il a été mis en exergue le potentiel croissant du secteur privé, son encadrement par un dispositif législatif et réglementaire incitatif, ainsi que son évolution continue», indique le même communiqué. Il a été également souligné «l’intégration de l’investissement privé dans la stratégie nationale de santé et les mesures engagées par les pouvoirs publics pour encourager et accompagner son développement, dans une logique de complémentarité avec le secteur public».
Assainissement du foncier agricole
Enfin, le Gouvernement a entendu une communication sur l’état d’avancement des travaux relatifs à l’assainissement du foncier agricole relevant du domaine privé de l’Etat dans les différentes formules d’attribution et d’exploitation.
«Cette opération s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des orientations du président de la République», est-il mentionné. Elle a pour objectif «la régularisation de la situation du foncier agricole et la facilitation de l’exploitation des terres, grâce à la mise en place de commissions au niveau des wilayas et des daïras». Elle vise également à améliorer la coordination et à accélérer les procédures de récupération des terres inexploitées, est-il souligné.
R.C.
