L’Algérie n’a jamais attendu la reconnaissance du Hamas ou de quiconque pour défendre la cause palestinienne.
«Nous sommes prêts à respecter nos engagements pour mettre en œuvre l’accord de cessez-le-feu et mettre fin à l’agression sioniste sur la bande de Ghaza», a indiqué, hier, le représentant du Mouvement Hamas en Algérie, Youcef Hamdane, sur les ondes de la radio internationale, non sans exprimer son espoir que «l’autre partie s’engage à se retirer de la bande de Ghaza, à ouvrir les points de passage et à laisser entrer l’aide humanitaire et les équipements de déblaiement des décombres».
Evoquant les termes de l’accord signé, Youcef Hamdane a précisé que «l’accord prévoit en théorie un délai précis pour accéder aux 20 prisonniers, devant être remis, mais cela dépendra de la situation sur le terrain».
Pour ce faire, Youcef Hamdane a fait savoir que «les médiateurs égyptiens et turcs ont été sollicités pour nous aider à déblayer les décombres et ouvrir les routes afin d’accéder aux zones sinistrées, d’autant plus que l’armée d’occupation sioniste a programmé son retrait en plusieurs étapes. Mais nous sommes déterminés à respecter ce qui a été convenu».
Concernant l’opération d’échange de prisonniers, le représentant du Mouvement Hamas en Algérie a souligné que «l’accord prévoit une remise des prisonniers sans cérémonie, mais nous nous soucions de la synchronisation de l’échange des prisonniers».
Plus précis, l’invité de la Radio internationale, a expliqué que «le Mouvement Hamas a une bataille à mener dans les négociations concernant les noms des prisonniers palestiniens détenus par l’occupant», affirmant que «chaque prisonnier qui sort des prisons de l’occupant sioniste est un gain pour nous».
Au sujet de l’accord, le porte-parole du Mouvement Hamas en Algérie a poursuivi en affirmant que «cet accord représente aujourd’hui l’un des défis les plus importants, car tout au long des négociations et des accords précédents, nous n’avions aucune garantie susceptible de dissuader l’occupant sioniste de poursuivre son agression contre la bande de Ghaza qui dure depuis plus de deux années».
L’indéfectible engagement de l’Algérie
Interrogé sur la polémique «stérile» sur les réseaux sociaux, suite à l’absence de l’Algérie dans la liste des pays remerciés par le Hamas pour leur rôle joué dans la conclusion de l’accord, Youcef Hamdane a indiqué que «l’Algérie n’a jamais attendu la reconnaissance du Hamas ou de quiconque pour défendre la cause palestinienne»
Et de poursuivre afin d’étayer son argumentaire que «l’engagement algérien ne date ni d’hier ni du dernier génocide à Ghaza. Il est enraciné dans l’histoire du pays, dans son combat contre le colonialisme et dans une solidarité de principe envers tous les peuples opprimés. Contrairement à d’autres régimes arabes qui utilisent la cause palestinienne comme monnaie d’échange diplomatique, l’Algérie n’a jamais marchandé son soutien».
«C’est pourquoi, selon Youcef Hamdane, nous ne remercierons jamais assez l’Algérie pour son soutien inconditionnelle à la cause palestinienne et l’Histoire retiendra que l’Algérie du million et demi de chahids a de tout temps été du côté de la Palestine, à tord ou à raison». Dans une déclaration à la Radio nationale, il a souligné que «la relation de l’Algérie avec la cause palestinienne est beaucoup plus profonde et plus grande qu’une simple question de remerciement détaillé, mais qu’il est nécessaire de clarifier l’opinion publique».
Il est à noter que, selon un communiqué de la présidence égyptienne publié hier, des chefs d’Etat de plus de 20 pays sont attendus, aujourd’hui, à Charm El-Cheikh en Egypte, pour un «sommet de la paix», visant à «mettre fin à la guerre à Ghaza», après l’accord de cessez-le feu conclu entre le Mouvement de la résistance palestinienne Hamas et l’entité sioniste.
Ferhat Zafane
