L’Algérie a réaffirmé l’importance stratégique qu’elle accorde à ses relations avec l’Union européenne, des relations privilégiées fondées sur la proximité géographique, les liens historiques, culturels, humains et commerciaux.
La deuxième réunion du comité parlementaire mixte Algérie – Union européenne s’est tenue jeudi 2 octobre 2025 à Bruxelles (Belgique), sous la présidence de Sid Ahmed Temamri, chef de la délégation algérienne, et de Ruggero Razza, député européen de Fratelli d’Italia/ECR, chef de la délégation européenne, dans une atmosphère marquée par un esprit de dialogue constructif et de responsabilité partagée.
Lors de cette rencontre, Ahmed Temamri a réaffirmé l’importance stratégique que l’Algérie accorde à ses relations avec l’Union européenne, des relations privilégiées fondées sur la proximité géographique, les liens historiques, culturels, humains et commerciaux.
De son côté, Ruggiero Razz a souligné que les deux parties font face à des défis communs dans les domaines de la sécurité, de l’économie et de la migration, ce qui nécessite un renforcement du partenariat basé sur la compréhension et le respect mutuel, dans l’intérêt supérieur des deux parties et en faveur de la stabilité et du développement dans l’espace euro-méditerranéen.
À l’occasion du vingtième anniversaire de l’entrée en vigueur de l’Accord de partenariat, Ahmed Temamri a insisté sur la nécessité de procéder à une évaluation conjointe de cet accord, afin de corriger les déséquilibres constatés et de rétablir l’équilibre des intérêts mutuels, en activant les mécanismes de dialogue et de concertation, en renforçant et en diversifiant la coopération économique, tout en promouvant les relations humaines. Pour sa part, Ruggiero Razz a souligné que la région traverse une phase délicate et sensible qui impose de renforcer la coopération plus que jamais, mettant en avant la nécessité de redoubler d’efforts non seulement au niveau gouvernemental, mais aussi sur le plan parlementaire, ce qui constitue un levier essentiel pour soutenir les processus de dialogue et de rapprochement.
Il a ajouté que l’Algérie est considérée comme un partenaire clé pour l’Union européenne et un acteur régional influent en Europe du Sud et dans la région méditerranéenne, ce qui ouvre de larges perspectives pour bâtir une coopération plus équilibrée et efficace dans les domaines politique, économique et sécuritaire.
Il a également souligné que le renforcement des cadres d’amitié parlementaire entre l’Algérie et l’Union européenne contribue à consolider les bases de la confiance mutuelle et permet d’accompagner les dynamiques régionales et internationales actuelles dans l’intérêt de la stabilité et du développement commun.
Des déséquilibres croissants
Sur le plan commercial, la délégation algérienne a expliqué que l’approche adoptée dans la révision du calendrier de démantèlement tarifaire était le résultat d’une évaluation rigoureuse de la mise en œuvre de l’accord, laquelle a révélé des déséquilibres croissants et un manque évident d’équilibre dans les bénéfices, ce qui a conduit à la prise de mesures visant à soutenir la production nationale et à garantir un partenariat plus équitable et équilibré.
Aussi, l’Algérie a exprimé son souhait de développer un partenariat industriel avancé avec l’Union européenne, fondé sur le transfert de technologie, le renforcement des capacités et la diversification de son économie nationale, dans le but de la libérer de la dépendance aux hydrocarbures et d’instaurer un modèle économique compétitif, générateur de richesse et d’emplois.
Repenser l’équation énergétique
Dans ce contexte, l’Algérie a réaffirmé son engagement à jouer son rôle de fournisseur fiable et régulier d’énergie, notamment de gaz, à destination de l’Union européenne, ce qui reflète sa position en tant que partenaire stratégique dans le domaine de la sécurité énergétique.
Quant à la partie européenne, elle a confirmé la position centrale de l’Algérie en tant que source essentielle de gaz et de pétrole brut pour l’Europe, tout en soulignant l’importance des nouveaux projets énergétiques, notamment ceux liés aux énergies renouvelables et à l’hydrogène vert.
En matière d’investissement, la partie algérienne a mis en avant le nouvel environnement offert par la nouvelle loi sur l’investissement, qui garantit la transparence et des garanties aux investisseurs, faisant du marché algérien une destination prometteuse pour des partenariats économiques mutuellement bénéfiques.
En conclusion de la réunion, les participants ont souligné l’importance de l’architecture institutionnelle de la coopération bilatérale, ainsi que le rôle de la diplomatie parlementaire, considérée comme un outil efficace pour renforcer le partenariat algéro-européen. Le dialogue parlementaire permet en effet un échange franc et constructif sur les différentes questions d’intérêt commun et reflète la volonté commune de consolider les relations entre les deux parties.
Synthèse Badis B.
