Le ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Mohamed Arkab, a pris part, hier, par visioconférence, aux travaux de la 62e réunion du Comité ministériel conjoint de suivi (JMMC) de l’OPEP et de ses alliés, connus sous le nom d’OPEP+.
Selon le communiqué du ministère, cette rencontre régulière vise à évaluer le respect des engagements pris par les pays producteurs de pétrole en matière de réduction de la production.
Les discussions, qui ont réuni les ministres de l’Énergie de plusieurs pays membres du comité – dont l’Algérie, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Irak, le Koweït, le Nigeria, le Venezuela, ainsi que la Russie et le Kazakhstan – ont principalement porté sur le suivi des quotas de production pour les mois de juillet et août 2025.
Le Comité s’est félicité du haut niveau de conformité affiché par la majorité des pays signataires de l’accord OPEP+, qui continuent à respecter scrupuleusement les quotas de production décidés collectivement. Il a également souligné l’importance de compenser les dépassements éventuels, dans un esprit de responsabilité collective.
La prochaine réunion du JMMC est prévue pour le 30 novembre, avec pour objectif de continuer à suivre l’évolution du marché et l’application des engagements pris par les pays producteurs
L’OPEP+ poursuit l’assouplissement de ses quotas
Dans un contexte marqué par une demande mondiale en légère reprise et des prix du baril relativement stables, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (OPEP+) poursuit sa stratégie de réajustement progressif de la production. Plusieurs hausses de quotas ont été décidées ces derniers mois, dont une part significative revient à l’Algérie.
Depuis le second trimestre 2025, l’OPEP+ a entamé un cycle de relâchement progressif des réductions volontaires mises en place depuis la crise énergétique mondiale de 2020. Objectif : accompagner la reprise économique mondiale sans provoquer un déséquilibre majeur sur le marché pétrolier.
En août dernier, huit pays membres de l’alliance ont convenu d’une augmentation collective de 548 000 barils par jour. Parmi eux, l’Algérie s’est vu attribuer un quota supplémentaire de 12 000 barils par jour, portant sa production totale à environ 947 000 barils/jour en août, contre 937 000 en juillet.
Préserver les équilibres
Le mois suivant, lors de la réunion ministérielle de septembre, une nouvelle hausse a été annoncée pour octobre : 137 000 barils par jour répartis entre plusieurs producteurs. Là encore, l’Algérie a obtenu une hausse modérée de 4 000 barils par jour, confirmant son engagement à respecter les ajustements convenus.
Depuis le début de l’année, l’Algérie affiche une progression régulière de sa production. Après avoir tourné autour de 920 000 barils/jour au printemps, le pays a atteint près de 947 000 barils/jour en août 2025, selon les chiffres de l’OPEP.
Cette évolution représente environ 3,3 % de la production totale des membres de l’OPEP, estimée à 28,66 millions de barils/jour en août par l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
Le ministre de l’Énergie et des Mines, Mohamed Arkab, a salué «une coordination exemplaire entre les pays membres», tout en soulignant l’importance de «préserver les équilibres du marché».
Malgré ces hausses, l’OPEP+ demeure prudente. La volatilité des prix, les incertitudes macroéconomiques mondiales et les niveaux de stockage dans les pays consommateurs restent sous surveillance. Des ajustements à la baisse ne sont pas exclus en cas de retournement de tendance.
Islam K.
