La lutte contre la corruption est un enjeu majeur pour de nombreux pays à travers le monde, et l’Algérie ne fait pas exception.
C’est connu, le numérique offre de nouvelles opportunités et outils pour lutter contre la corruption, les infractions et les passe-droits en renforçant la transparence, en facilitant le signalement et en optimisant la gestion des services publics. La lutte contre la corruption est un enjeu majeur pour de nombreux pays à travers le monde, et l’Algérie ne fait pas exception. Dans le cadre de ses efforts continus visant à améliorer le climat de l’investissement, à renforcer les principes de transparence et de confiance, ainsi qu’à promouvoir une culture d’intégrité et de responsabilité, l’Agence Algérienne de Promotion de l’Investissement a annoncé la mise en place d’un nouvel espace numérique dédié au signalement des infraction. Cette initiative a pour objectif, selon l’AAPI, de permettre à l’ensemble des parties prenantes (employés, investisseurs, porteurs de projets, etc.) de signaler, en toute confidentialité, tout comportement illégal, pratique inappropriée, tentative de corruption ou dépassement pouvant survenir lors de la réalisation des procédures liées à la concrétisation des projets d’investissement.
Dans ce cadre, l’agence a invité les parties concernées à effectuer le signalement de ces infractions via le lien https://services.aapi.dz/index/service.infractions.
Cette démarche traduit l’engagement de l’Algérie à consolider un environnement économique transparent, responsable et favorable aux investisseurs, en conformité avec les standards internationaux de bonne gouvernance.
Bourse de partenariat
Dans ce cadre, l’AAPI a lancé, hier à partir de Blida à l’occasion de la Journée de l’investissement, un nouveau service baptisé «bourse de partenariat». Cette nouvelle plateforme, qui accompagne la dynamique accélérée que connaît l’environnement des affaires en Algérie, reflète la volonté de l’État de faire de la technologie un outil stratégique pour bâtir un réseau interactif d’investisseurs et faciliter la rencontre entre le capital et l’idée. Accessible via le site officiel de l’agence (www.aapi.dz), ce nouvel outil se veut un espace dédié à la mise en relation entre investisseurs et porteurs de projets, algériens comme étrangers, en vue de la concrétisation de projets d’investissement communs. En somme, point d’intermédiaire, ni de tentative de corruption.
En effet, Omar Rekkache, directeur générla de l’AAPI, a indiqué que cette plate-forme permet d’afficher des offres de projets ouverts au partenariat, que ce soit par des investisseurs en quête de partenaires pour concrétiser leurs idées, ou par d’autres à la recherche d’opportunités d’intégration dans des projets existants. Grâce à ce dispositif, l’investisseur peut présenter son projet, définir ses besoins et attentes, et interagir avec des partenaires potentiels dans un environnement sécurisé et structuré. Cet espace numérique constitue, précise Omar Rekkache, une avancée supplémentaire dans la construction d’un climat d’investissement fondé sur la transparence, l’interaction et l’intégration digitale, ce qui renforce l’attractivité de l’Algérie en tant que pôle émergent dans la carte des investissements régionaux et internationaux. La Bourse de Partenariat permet également de rassembler des données actualisées sur les projets d’investissement, offrant ainsi une vision globale et dynamique des tendances du marché et des opportunités de croissance. La «Bourse de Partenariat» constitue une nouvelle phase de modernisation de la gestion économique, où la numérisation devient le langage commun des investisseurs nationaux et internationaux.
Les autorisations numérisées
Les ministères de la Santé et de l’Industrie pharmaceutique ont décidé de soumettre le marché du médicament et des dispositifs médicaux à un contrôle accru, en coordination avec les établissements de santé, dans le cadre d’un nouveau système d’information reliant l’ensemble des services concernés. L’objectif est de contrôler le marché, de détecter les produits contrefaits ou de mauvaise qualité, ainsi que d’inspecter et contrôler les établissements pharmaceutiques, les structures sanitaires et les officines. Selon l’arrêté interministériel, la coordination repose essentiellement sur l’échange d’informations, notamment en ce qui concerne l’enregistrement des produits pharmaceutiques destinés à un usage humain, l’homologation et la certification de conformité des dispositifs médicaux. Le dispositif vise également à réguler le marché des médicaments et des dispositifs médicaux, à encadrer la distribution des produits biologiques, notamment les immunothérapies et les médicaments dérivés du sang, à détecter les médicaments falsifiés ou de qualité inférieure, à délivrer les agréments aux établissements pharmaceutiques et les autorisations aux structures de santé, en particulier celles exploitant des pharmacies, et enfin à procéder à l’inspection, l’audit et le contrôle des établissements pharmaceutiques, des structures sanitaires et des officines.
En somme, l’Algérie s’engage résolument dans une nouvelle ère de lutte contre la corruption, où la numérisation, la transparence et la participation citoyenne jouent un rôle central.
Badis B.
