De Paris à Damas, de Washington à Londres, les puissants tombent, les peuples hurlent et les secrets éclatent. Sarkozy condamné, Assad renversé, Trump assiégé, Windsor ébranlés : la chronique mondiale ressemble à un tribunal sans appel. L’histoire ne chuchote plus, elle cogne. Et derrière chaque secousse, une leçon brutale : nul pouvoir n’est éternel, nul trône n’est hors d’atteinte.
Trump sonne la guerre intérieure : “Full Force” contre Antifa et la menace intérieure
Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a publié un message qui marque une escalade spectaculaire dans son langage sécuritaire. Le président américain affirme avoir répondu à la demande de la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, en ordonnant au secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, de mobiliser toutes les troupes nécessaires pour protéger Portland, décrite comme une ville «ravagée par la guerre», ainsi que les installations de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) attaquées selon lui par Antifa et «d’autres terroristes domestiques».
Trump ajoute qu’il autorise l’usage de la “Full Force”, la force totale, si nécessaire, une formule martiale qui évoque non seulement la fermeté mais aussi l’idée d’une répression sans limite.
Ce message illustre une nouvelle étape dans la rhétorique trumpienne : placer des affrontements internes sur le même plan qu’une guerre conventionnelle, désigner ses opposants comme des «terroristes» et légitimer l’usage des moyens militaires pour mater la contestation. Avec ce type de communication, Trump envoie un signal clair à sa base : il se présente comme l’homme de l’ordre absolu, prêt à militariser la réponse aux troubles civils.
Éric Trump sous siège : Confidences sur neuf ans d’attaques et un avenir politique
Dans une interview relayée sur Truth Social, Éric Trump se livre sur la manière dont les attaques incessantes ont marqué sa vie et celle de sa famille. Neuf années de pressions, de procès et de campagnes médiatiques hostiles ont façonné le second fils de Donald Trump. Mais c’est surtout la tentative d’assassinat contre son père à Butler, en Pennsylvanie, qui a bouleversé son existence et renforcé sa détermination.
Dans son nouveau livre, «Under Siege: My Family’s Fight to Save Our Nation» (Sous siège : le combat de ma famille pour sauver notre nation), Éric Trump raconte «les milliers d’histoires en coulisses qui montrent comment on a tenté de démanteler notre famille et le plus grand mouvement politique de l’histoire américaine».
À la question brûlante de savoir s’il envisage, lui aussi, une carrière politique, il répond avec prudence mais sans écarter la possibilité. Son témoignage mêle confidences personnelles et stratégie politique, inscrivant son nom dans une trajectoire qui pourrait prolonger l’héritage familial.
Affaire du financement libyen : Sarkozy condamné à la prison, un séisme politique
L’Humanité revient largement sur la condamnation de Nicolas Sarkozy dans l’affaire du financement libyen. L’ancien président de la République a été reconnu coupable d’association de malfaiteurs et condamné à cinq ans de prison, dont trois fermes. Une sanction inédite dans l’histoire française de la Ve République, assortie d’un mandat de dépôt différé : il connaîtra le 13 octobre les modalités exactes de son incarcération.
Le tribunal a jugé que Sarkozy avait «commis des faits d’une gravité exceptionnelle», soulignant l’utilisation répétée de ses fonctions pour servir des intérêts privés. Cette décision intervient alors que l’ex-chef de l’État doit encore comparaître pour le financement illégal de sa campagne de 2012 (procès Bygmalion).
L’Humanité rappelle que l’affaire, révélée dès 2011 par Mediapart, a reposé sur des preuves jugées accablantes par les juges. Mais à droite comme au Rassemblement national, la riposte est immédiate : les soutiens de Sarkozy dénoncent une justice politique, un acharnement et accusent les médias d’avoir alimenté une «cabale».
Carla Bruni-Sarkozy, quittant le tribunal, a même jeté la bonnette d’un micro de Mediapart au sol, geste symbolique d’un clan qui se sent persécuté.
Ce jugement secoue toute la classe politique française et pose à nouveau la question de l’impunité des élites. À travers ce verdict, c’est une page sombre de la République française qui s’écrit, entre corruption, argent occulte et fragilité démocratique.
Derrière la rigueur froide de la justice, il y a aussi l’image d’un homme jadis au sommet de l’État, aujourd’hui rattrapé par ses propres ombres.
Trump sous feu croisé, Prince William en pleine confession et les ombres d’Epstein : Trois secousses médiatiques au sommet
Donald Trump attaqué de toutes parts :
Le Daily Star revient en une sur la nouvelle offensive contre le président américain. Aperçu avec Melania après une altercation visible dans l’hélicoptère Marine One, Trump est rattrapé par la polémique. D’un côté, Bruce Springsteen – surnommé «The Boss» – appelle explicitement au Congrès pour destituer Trump et le «jeter dans la poubelle de l’histoire». Une sortie choc qui ranime une querelle entre rock et politique.
D’un autre côté, l’ombre judiciaire plane : le journal titre «Donald to be charged», soulignant que des poursuites pourraient être engagées. L’article insiste sur une image de Trump fragilisé, attaqué à la fois sur le plan politique et culturel.
Prince Andrew et le spectre Epstein :
Toujours dans le Daily Star, un autre séisme touche la monarchie britannique : de nouveaux documents américains confirment que le duc d’York, Prince Andrew, a bien voyagé en 2000 sur le jet privé de Jeffrey Epstein, pédocriminel notoire. Des témoignages entendus lors du procès de Ghislaine Maxwell relient le duc à ces voyages, ravivant une affaire qu’il a toujours niée.
Prince William et son «annus horribilis»
Enfin, le Daily Star consacre une page entière aux confidences du Prince de Galles. William décrit l’année 2024 comme «la plus dure» de sa vie, entre perte de proches, maladie de son beau-père, et pressions publiques. Dans une discussion filmée, il admet avoir traversé une période «sombre» mais dit avoir trouvé du réconfort auprès de sa famille, de ses enfants et de son épouse Kate. Il fait écho aux mots de la défunte Reine Elizabeth II qui, en 1992, avait qualifié son année de «horribilis».
En réunissant Trump, Andrew et William, le Daily Star livre un cocktail explosif où politique américaine, scandale royal et confession intime des Windsor captent l’attention d’un lectorat friand de chocs médiatiques.
Canada en deuil : Un adolescent tué par un policier, la colère gronde
Des centaines de personnes ont participé samedi à une marche silencieuse à Longueuil, Canada, en mémoire de Nooran Rezayi, 15 ans, abattu par un policier du SPAL une semaine plus tôt, rapporte Radio-Canada. Rassemblés aux lieux du drame, proches et citoyens ont dénoncé la violence policière et exigé justice. Des pancartes proclamaient «Mettez fin à la violence policière» et une pétition pour une enquête indépendante a déjà recueilli plus de 700 signatures. La famille a appelé au respect et à l’unité, rappelant que «sans justice, il ne peut y avoir de paix».
Le Bureau des enquêtes indépendantes a confirmé que seule l’arme du policier a été retrouvée sur place.
Ahmed El Sakka échappe de justesse à un grave accident de voiture
Selon El Fajr, Égypte, (elfajr.org), le célèbre acteur égyptien Ahmed El Sakka a été victime d’un accident de la route spectaculaire vendredi soir, provoquant une vague d’inquiétude sur les réseaux sociaux en Égypte, Arabie saoudite et dans tout le monde arabe. Transporté en urgence, il a reçu les premiers soins à l’hôpital avant de rentrer chez lui. L’artiste, récemment honoré aux festivals arabes, rassure ses fans…
La chute de Bachar el-Assad : Autopsie d’un effondrement annoncé
Dans un long dossier publié le 23 septembre 2025, la revue Conflits revient sur la chute fulgurante du régime de Bachar el-Assad, analysée par le diplomate syrien Farid Jeanbart, témoin direct de l’effondrement. En douze jours de décembre 2024, l’«Opération Dissuasion de l’Agression», menée par Hayat Tahrir al-Cham (HTC), a mis un terme à plus de soixante ans de domination de la dynastie Assad. L’article souligne la convergence fatale de trois dynamiques : corruption interne et désorganisation militaire, professionnalisation et soutien extérieur de l’opposition armée, bouleversements géopolitiques régionaux et internationaux.
Le régime, héritier du baasisme de 1963 et consolidé par Hafez el-Assad, s’est trouvé affaibli par la personnalité de son successeur, Bachar, décrit comme dépourvu de vision stratégique. L’armée, minée par la corruption, le manque de moral et l’épuisement de treize ans de guerre, n’a pas résisté. Les tentatives russes de réforme ont échoué, et les soldats, mal payés et démoralisés, ont perdu toute loyauté.
Face à cela, HTC a capitalisé sur une décennie de préparation : formation moderne, usage massif de drones, soutien turc et expertise ukrainienne. Parallèlement, l’Occident a contribué à la réhabilitation diplomatique de cette organisation. Sur le plan international, l’enlisement russe en Ukraine et le retrait iranien, aggravé par la mort de Nasrallah et l’affaiblissement du Hezbollah, ont isolé Damas.
Enfin, l’aveuglement politique d’Assad s’est révélé décisif : il a refusé la main tendue d’Erdogan et ignoré la possibilité d’un compromis qui aurait prolongé sa survie. Pour Jeanbart, ce n’est pas HTC qui a renversé Assad, mais Assad lui-même, incapable de s’adapter aux transformations géopolitiques.
Ainsi, conclut Conflits, la chute d’Assad illustre moins la victoire de ses ennemis que l’incapacité d’un régime figé à saisir les dernières chances de survie offertes par l’histoire.
R.I
