Le président de la République a affirmé son engagement à faire progresser les acquis sociaux.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé, vendredi, que de nouvelles augmentations des salaires, de l’allocation chômage et des bourses des étudiants, seront appliquées à partir de 2026 et pourraient aussi toucher les pensions de retraite, en fonction des moyens de l’Etat. Lors de son point de presse régulier avec les représentants des médias nationaux, retransmis sur les chaînes de télévision et de radio nationales, le président de la République a souligné que l’objectif d’améliorer le niveau de vie des citoyens «fait partie du travail quotidien effectué avec le Premier ministre et les membres du gouvernement». A ce titre, il a précisé qu’il s’était «engagé à entamer, dès 2026, une révision des augmentations de salaires, des allocations étudiantes et des allocations chômage, qui pourraient également inclure les prestations des retraités, selon les capacités de l’État. Cela se fera effectivement».
Soulignant son engagement à faire progresser les acquis sociaux, le chef de l’Etat a expliqué que «la différence entre les promesses et les engagements est bien connue. Ces engagements ont été écrits et seront mis en œuvre», ajoutant que l’objectif principal de cette mesure est d’améliorer le pouvoir d’achat des citoyens. Cette annonce du Président Tebboune s’inscrit en droite ligne de la politique sociale de l’Etat. Après l’augmentation de 47% décidée sur les salaires entre 2023 et 2024, le Président avait promis en mars 2024, une hausse salariale atteignant 53% d’ici 2026/2027. En outre, une enveloppe importante consacrée à l’allocation chômage, les pensions de retraite ont été revalorisées, avec des hausses comprises entre 10% et 15% pour les différentes catégories, une annonce qui avait pris effet en mai 2024.
Une économie revigorée
Sur le plan économique, le président de la République a estimé que la situation du pays est sur une tendance «ascendante», soulignant que les objectifs fixés seront atteints grâce aux efforts conjugués des Algériennes et des Algériens. Il a ajouté qu’«aujourd’hui, je peux dire avec fierté et honneur pour les Algériens et Algériennes qui ont contribué à cette réalisation, que l’inflation est tombée en dessous de 4 pour cent, atteignant 3,8 pour cent, alors que les principaux pays connaissent une inflation à deux chiffres». Cela représente une baisse de plus de la moitié par rapport au niveau d’inflation en Algérie après la pandémie de la COVID-19, où il dépassait 9%, a ajouté le président, notant que «les prix des produits alimentaires de première nécessité sont désormais à la portée des Algériens, y compris les légumes hors saison». Pour le président, l’Algérie est capable de parvenir à l’autosuffisance dans un certain nombre de secteurs stratégiques, à l’instar de l’agriculture où le pays ouvre désormais la porte à la science et la technologie pour répondre aux besoins locaux et à l’exportation. Il a, également, évoqué le lancement d’un fonds destiné à financer les starts-up et la jeunesse innovante en Afrique, dans le cadre du rôle pionnier de l’Algérie sur le continent.
Capitaliser les acquis de l’IATF
Evoquant la Foire du commerce intra-africain organisée à Alger entre le 4 et le 10 septembre, le président de la République a qualifié l’événement de «franc succès», rendu possible grâce aux «grandes capacités organisationnelles de l’Algérie». Il a, dans ce contexte, annoncé une rencontre la semaine prochaine avec les opérateurs économiques nationaux signataires d’accords commerciaux et d’investissement lors de cet événement. Le président de la République a expliqué que cette rencontre visait à mettre l’accent sur la nécessité de s’engager directement dans la mise en œuvre des accords, renforçant ainsi l’engagement de l’Algérie à promouvoir l’intégration économique continentale.
«Mère de toutes les batailles»
Dans le sillage d’une question sur les saisies récentes de sommes importantes d’argent et le retard pris dans le projet de généralisation du paiement automatisé, le président Tebboune a qualifié cette affaire de bataille politique dont le slogan est «être ou ne pas être… ». «Il faut être un Etat ou laisser les gangs diriger l’Etat», a ajouté Tebboune, précisant que «nous avons remporté plusieurs batailles et nous allons vers la mère de toutes les batailles».
Concernant la généralisation du paiement automatisé, le Président a nié tout retard, qualifiant la situation de résistance farouche. Il a rappelé, dans ce contexte, l’échec des chèques bancaires à émettre jusqu’à 50.000 dinars. Sans en dévoiler les contours, le chef de l’Etat a révélé qu’un autre plan était en cours.
Saïd S.
