À travers cet événement, l’Algérie confirme sa place de carrefour africain et sa volonté d’ériger l’intégration économique en socle de la prospérité continentale.
L’Algérie est prête à transformer son ambition africaine en réalité économique. C’est ce qu’affirme Kamel Rezig, ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, dans une tribune oubliée sur le site «ww.newvision.co.ug». Dans son écrit, le ministre souligne que «bien plus qu’un simple rassemblement économique, la 4ᵉ édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF), prévue du 4 au 10 septembre à Alger, symbolise l’universalité, la croissance et la prospérité de l’Afrique, avec la participation attendue de 55 pays africains».
A cet égard, un «travail de projection et de démonstration» met en avant les efforts substantiels déployés dans la construction de nations résilientes à travers les investissements dans les infrastructures et l’innovation, relève Kamel Rezig, précisant que l’édition de cette année «est l’occasion pour l’Algérie de mettre en avant sa stratégie de diversification économique». Pour le ministre, l’Algérie, en accueillant ce rendez-vous d’envergure, démontre son attachement aux priorités africaines, soulignant que les co-organisateurs de l’IATF – Afreximbank et l’Union africaine – considèrent ce choix comme un signal clair de l’engagement de l’Algérie en faveur de l’intégration continentale.
Dans sa publication, le ministre met en avant le fait que l’IATF, qui en est à sa 4ᵉ édition, s’est imposée comme la plus grande plateforme de commerce et d’investissement d’Afrique. Une plateforme visant «à stimuler les échanges commerciaux intra-africains» et s’inscrivant «dans le cadre de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf)». En somme, relève Kamel Rezig, une «plateforme inégalée pour mettre en lumière le potentiel des entrepreneurs et investisseurs africains».
La locomotive économique
Se projetant dans le futur, le ministre estime que «l’événement constituera un tournant pour l’Algérie qui, au travers de sa nouvelle politique économique — l’amélioration du climat des affaires et la diversification —, entend exploiter pleinement son potentiel géoéconomique».
D’autant, ajoute-t-il, que le «contexte international actuel, marqué par le ralentissement de la croissance mondiale et les tensions géopolitiques, rend encore plus impératif pour l’Afrique de renforcer son intégration régionale». En accueillant l’IATF, l’Algérie réaffirme son rôle de moteur dans ce processus, insiste le ministre. Le même membre du gouvernement ajoute que «l’Algérie participe activement à la consolidation du modèle économique africain, basé sur l’intégration et la coopération. Cet événement historique sera l’occasion de renforcer davantage les liens économiques intra-africains».
A cet égard, Kamel Rezig relève que le choix de l’Algérie «illustre également la reconnaissance de son rôle stratégique dans le soutien à la souveraineté économique et politique africaine. Fidèle à sa vocation panafricaine, Alger réaffirme, à travers l’organisation de cette foire, son engagement pour une Afrique unie, résiliente et prospère».
Plaidoyer pour une Afrique intégrée
Aussi, la tenue de l’IATF 2025 à Alger «constituera une étape décisive dans l’histoire de la coopération africaine. Cet événement viendra rappeler l’importance de l’esprit panafricain, qui a conduit à l’émergence de la ZLECAf». En conclusion, le ministre réitérera l’engagement de l’Algérie «à plaider pour une Afrique solidaire et intégrée». Une Afrique «misant sur ses ressources humaines et naturelles», tout en renforçant «les investissements dans les infrastructures, l’énergie, les nouvelles technologies et l’innovation». De ce fait, l’IATF 2025 sera «plus qu’une foire : elle sera une vitrine de l’Afrique en marche, une démonstration de ses ambitions et de ses réussites, ainsi qu’une tribune pour renforcer la voix africaine sur la scène mondiale».
À travers cet événement, Alger confirme sa place de carrefour africain et sa volonté d’ériger l’intégration économique en socle de la prospérité continentale.
Badis B.
