L’Algérie a multiplié les conventions d’extradition de criminels. Au moins, une centaine de conventions ont été signées avec plusieurs pays, notamment la France, la Suisse, le Liban, l’Italie, la Turquie, la Tunisie, les Emirats Arabes Unis et l’Arabie saoudite.
A titre illustratif, la convention signée avec les Emirats arabes unis avait permis l’extradition de l’ancien P.-dg du Groupe Sonatrach, Abdelmoumene Ould Kaddour. En outre, le gendarme déserteur Mohamed Abdallah a été extradé, le 22 août, vers l’Algérie après avoir été arrêté en Espagne, au même titre que Guermit Bounouira, l’ex-secrétaire particulier du défunt chef d’état-major de l’Armée, Ahmed Gaïd Saleh, extradé par la Turquie vers l’Algérie.
D’autres hauts cadres et condamnés font également l’objet de demandes d’extradition. Malheureusement, leur extradition reste tributaire du bon vouloir des autorités du pays d’accueil. Les cas sont légion. A titre d’exemple, on citera Mohamed-Larbi Zitout, Hichem Aboud, et Amir Boukhors. Il en est de même d’El Wafi Ould Abbès, fils de Djamel Ould Abbès, ancien ministre et secrétaire général du FLN, l’ex-général-major de la Gendarmerie nationale, Ghali Belkacir, qui a quitté l’Espagne pour le Vanuatu, ou encore l’ex-ministre de l’Industrie Abdessalam Bouchouareb. Ce dernier a vu les six demandes d’extradition émises par les magistrats algériens rejetées par la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence (France) sous prétexte des «conséquences d’une gravité exceptionnelle» que pourrait avoir cette extradition, en raison de «l’état de santé et de l’âge» de l’incriminé. Une attitude que l’Algérie déplore tant la France refuse toute coopération en matière d’entraide judiciaire.
Cette attitude française se singularise par rapport à celles d’autres partenaires européens qui coopèrent de manière sincère, loyale et sans arrière-pensée avec les autorités algériennes sur ce dossier des biens mal acquis dont ils connaissent la sensibilité extrême pour l’Algérie.
Badis B.