En l’espace de quelques heures, plusieurs accidents graves sont enregistrées faisant des dizaines de blessés et rappelant l’ampleur de l’insécurité routière. Malgré les projets de réforme, les annonces gouvernementales et les promesses de modernisation du transport public, la route continue de faire des siennes.
Hier matin, un grave accident de la circulation s’est produit sur la route nationale n°03, dans la commune d’Oum Touyour, wilaya d’El Meghaier. Un bus de transport de voyageurs assurant la liaison Tlemcen–El Oued a dérapé avant de se renverser.
Le bilan est lourd ; 37 personnes blessées à des degrés divers, dont 22 évacuées vers l’hôpital d’Oum Touyour et 15 autres vers l’hôpital d’El-Meghier, selon les services de la Protection civile.Le même jour, un autre accident s’est produit dans la wilaya de Batna. Sur la route nationale n°28, à Barika, une collision entre un autobus de transport de voyageurs et un camion a fait sept blessés, dont deux en état de choc.
Des drames loin d’être des faits isolés. Il y a quelques mois, un autobus de transport de passagers a quitté la chaussée avant de basculer d’un pont pour s’écraser dans le lit de l’oued à El Harrach. Le bilan communiqué par la Protection civile était particulièrement dramatique : 18 morts et 24 blessés, dont deux dans un état critique.
Cet accident avait profondément choqué l’opinion publique et relancé le débat sur la sécurité des transports collectifs.Face à cette situation alarmante, les autorités ont multiplié les annonces. Lors de la présentation du projet de loi portant Code de la route à l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a affirmé, lundi, que ce texte s’inscrivait dans le cadre des instructions du président de la République visant à « éradiquer le phénomène de l’insécurité routière » et à instaurer un environnement de circulation plus sécurisé.
Toutefois, sur le terrain, ces mesures peinent encore à se concrétiser. Le nouveau Code de la route, censé instaurer un cadre juridique plus strict, est toujours en débat.
K.Z.
