L’unification sera mise en œuvre dès l’adoption du nouveau code de la route.
Le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports accélère les préparatifs pour le lancement de la troisième phase de généralisation du système national d’information pour l’immatriculation des véhicules.
Cette nouvelle étape vise à intégrer l’ensemble des véhicules déjà immatriculés sur le territoire national dans la nouvelle plateforme numérique.
Afin d’arrêter les préparatifs techniques et logistiques liés à cette nouvelle étape, une réunion de coordination s’est tenue, hier, au siège du ministère, via la technique de visioconférence.
Selon un communiqué du ministère, cette réunion a regroupé les cadres chargés du suivi de ce dossier au niveau des wilayas. Les travaux de la réunion ont porté sur l’examen et la mise au point d’un ensemble de mesures organisationnelles et procédurales visant à garantir la généralisation effective du système informatique, à assurer le bon déroulement du processus et à améliorer les mécanismes de traitement des dossiers de numérotation au niveau des services compétents.
La réunion a également constitué une occasion pour échanger d’expériences et de points de vue, permettant aux représentants des wilayas de soulever les principales préoccupations enregistrées, notamment celles liées aux deux phases précédentes de la généralisation du système national informatisé. Celles-ci concernaient spécifiquement les véhicules de moins de trois ans importés par des particuliers résidents et les véhicules neufs importés par des particuliers.
Meilleure gestion du parc
Ce projet s’inscrit dans une stratégie globale de modernisation visant à unifier et sécuriser la base de données du parc automobile algérien. Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, avait annoncé, en décembre dernier à l’APN, que l’unification des plaques d’immatriculation à l’échelle nationale sera mise en œuvre dès l’adoption du nouveau code de la route.
Actuellement, le système d’immatriculation est fragmenté par wilaya, ce qui complique l’identification rapide et fiable des véhicules ainsi que la coordination entre les différentes autorités locales. Le nouveau projet prévoit un numéro unique standardisé, garantissant une meilleure traçabilité des véhicules et facilitant les contrôles routiers pour lutter efficacement contre la fraude, les vols et les infractions diverses. L’unification de la numérotation des plaques s’accompagnera, par ailleurs, d’une digitalisation accrue des procédures.
L’intégration de technologies modernes, telles que la reconnaissance automatique des plaques et l’interconnexion avec les bases de données nationales, notamment la carte d’identité électronique, est envisagée pour garantir une meilleure gestion du parc automobile et faciliter les démarches des citoyens.
Réforme profonde du système
Selon le ministre, cette réforme s’inscrit dans une stratégie globale visant à renforcer la sécurité routière, faciliter la protection des biens et moderniser le système d’identification des véhicules. Saïd Sayoud avait expliqué que le projet prévoit la définition de normes claires pour la circulation et la mise à jour des mécanismes d’immatriculation afin d’instaurer un système homogène, transparent et sécurisé, capable de répondre aux besoins actuels du parc automobile algérien. Le ministre avait également précisé que cette réforme sera accompagnée d’une série de décrets d’application destinés à garantir une mise en œuvre efficace et une coordination optimale entre les différents acteurs concernés.
Opération fastidieuse
Bien que les préparatifs techniques soient achevés, la réalité du parc automobile national complique l’entrée en vigueur officielle du nouveau système. Le ministre avait pointé du doigt des problèmes liés à des manipulations massives de la propriété des véhicules et à des pratiques frauduleuses devenues monnaie courante. Avec un parc automobile nationale qui avoisine les 9 millions de véhicule, l’opération s’annonce fastidieuse.
Saïd S.
