Un séisme de magnitude 7,6 a frappé lundi, la façade nord-est du Japon, avec un épicentre localisé sous l’océan Pacifique, à environ 80 kilomètres d’Aomori et à une profondeur située entre 50 et 53 kilomètres.
La ville côtière de Misawa figurait parmi les zones très proches du choc principal. Cette région du monde reste marquée par une intense activité tectonique, parcourue de failles à la jonction des plaques qui composent la Ceinture de feu du Pacifique — l’une des zones sismiques les plus actives du globe.
L’événement, survenu à 23h15 heure japonaise (14h15 en France), a été si intense que l’on a ressenti de fortes secousses dans les principales villes nordiques de l’archipel, de Hachinohe à Sapporo, jusqu’à Tokyo.
Beaucoup ont eu du mal à tenir debout pendant la trentaine de secondes où la terre a tremblé, tout particulièrement près de l’épicentre.
La violence du séisme a fait voler des vitres en éclats, endommagé des bâtiments fragiles et provoqué des chutes. On dénombre au moins 30 personnes blessées selon les premières autorités. Les secours sont intervenus, notamment à Hachinohe, pendant que la population restait confinée à l’abri, attendant la levée totale du risque tsunami.
Dès que le séisme a été enregistré, le système d’alerte a été activé par l’Agence météorologique japonaise. Les sirènes ont retenti, relayées par des messages d’urgence sur des millions de téléphones portables. On a vu les habitants quitter leurs maisons pour rejoindre les bâtiments publics désignés comme refuges. L’alerte au tsunami concernait l’ensemble des côtes d’Aomori jusqu’à Urakawa, au sud d’Hokkaido.
Des vagues de 40 centimètres ont été mesurées en quasi-simultané à Aomori, Misawa et Urakawa, avec une valeur maximale observée de 70 centimètres. Même si l’on redoutait des vagues jusqu’à trois mètres, la réalité est heureusement restée bien moins impressionnante. Après plusieurs heures d’incertitude, l’alerte a été levée, mais le risque de répliques importantes est resté présent pour chacun dans la zone.
R.I