Données chocs : Selon ce rapport publié le 14 août 2025, les violences sexuelles en zone de conflit ont augmenté de 25% en 2024, touchant plus de 4 600 survivants.
Par la Rédaction
Ces chiffres ne rendent pas compte de la réalité entière, tant les cas restent sous-déclarés.
Les pays les plus affectés sont la République centrafricaine, le Congo, Haïti, Somalie et le Soudan du Sud, où les violences sexuelles comprennent viols, mariages forcés, esclavage sexuel, et souvent exécutées avec une violence extrême.
Le rapport dresse une liste noire de 63 groupes, étatiques ou non, considérés responsables de ces violences dans une douzaine de pays. Plus des 70% de ces groupes y figurent depuis au moins cinq ans sans que rien ne change à leur comportement.
Cas nouveaux particulièrement préoccupants
Pour la première fois, l’ONU a mis en garde l’Etat sioniste et la Russie, qui pourraient être ajoutés l’an prochain à cette liste si aucune mesure préventive n’est prise :
L’Etat sioniste est accusé de violences sexuelles — notamment dans des centres de détention et prisons palestiniennes — incluant humiliation, strip searches dégradantes, et nudité forcée.
La Russie (et des groupes armés affiliés) est suspectée de sévices envers des prisonniers ukrainiens, incluant violences génitales (électrocution, brûlures), strip searches humiliants, etc.
L’Etat sioniste a vivement nié ces accusations comme «infondées», tandis que la Russie ne s’est pas officiellement manifestée.
Les victimes sont majoritairement des femmes et des filles, avec des cas touchant des personnes âgées de 1 à 75 ans. Des violences aussi atroces que des exécutions sommaires après viol ont été rapportées au Congo et au Myanmar.
Dans certaines zones riches en ressources, des groupes armés utilisent la violence sexuelle pour conquérir et maintenir le contrôle. Dans les centres de détention, les hommes et garçons sont également victimes de torture sexuelle ou menaces de viol.
Données par pays
République centrafricaine : 215 femmes, 191 filles, 7 hommes victimes de viols, mariages forcés, esclavage sexuel.
Est du Congo : près de 800 cas enregistrés — viols, esclavage sexuel, mariages forcés, souvent accompagnés d’extrême violence, cas liés au groupe rebelle M23 passés de 43 en 2022 à 152 en 2024.
Soudan : 221 cas (147 filles, 74 garçons) depuis début 2024, dont 16% des survivants ont moins de 5 ans, avec certains nés à 1 an seulement.
Ces chiffres tragiques soulignent la persistance des violences sexuelles comme arme de guerre, intensifiée par les crises politiques, sécuritaires et humanitaires multiples. Le Secrétaire général António Guterres insiste que la gravité du phénomène exige une réponse urgente et coordonnée. Il met aussi en lumière l’impunité persistante et l’usage délibéré de la violence sexuelle pour dominer et terrifier les populations.
Face à la stagnation de plusieurs acteurs sur liste noire depuis plus de cinq ans, l’ONU a mis l’Etat sioniste et la Russie sous surveillance, menaçant de les ajouter à son annuaire de violences si rien n’est fait.
Les atrocités rapportées dans des pays comme la République centrafricaine, le Congo ou le Soudan font état de viols collectifs, violences extrêmes, esclavage sexuel et mariages forcés, y compris sur des très jeunes enfants. Le rapport montre que ces violences servent souvent à asseoir le pouvoir des groupes armés et constituent une stratégie de guerre.
R.C.
