Le ministre a insisté sur l’importance de faciliter l’accès du citoyen à la justice.
Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa, a annoncé hier que son département avait adopté une stratégie visant à renforcer la transformation numérique dans le secteur judiciaire, afin de garantir une justice moderne, accessible et de qualité, en adéquation avec les évolutions technologiques mondiales. Cette déclaration a été faite lors d’une journée d’étude organisée par le ministère de la Justice, en partenariat avec le Conseil supérieur de la magistrature, consacrée à «la transformation numérique dans le secteur de la justice et son rôle dans la promotion du travail judiciaire», dans la wilaya de Blida. Dans son intervention, le ministre de la Justice a souligné que ce forum s’inscrit dans la mise en œuvre directe des instructions du Président de la République, visant à accélérer la transformation numérique globale, à améliorer l’efficacité du service public destiné au citoyen et à généraliser l’usage des technologies de l’information, notamment dans les services publics. Selon lui, «l’objectif principal est d’assurer une justice moderne, accessible et de qualité, en phase avec les mutations technologiques mondiales». Boudjemaa a rappelé que la stratégie adoptée par son département repose sur plusieurs piliers : le renforcement des infrastructures technologiques, la qualification des ressources humaines, la consolidation de la gouvernance numérique, le développement de l’économie numérique, ainsi que la construction d’une société numérique cohérente, soucieuse de la sécurité informatique et de la rigueur organisationnelle.
Des progrès notables
Le ministre a également tenu à souligner que l’ensemble des progrès accomplis dans la modernisation du secteur a été réalisé par des équipes internes du ministère, mobilisant leurs compétences pour concevoir des solutions adaptées intégrant des technologies modernes. Parmi les réalisations phares, il a cité la création d’un réseau informatique interne national reliant l’administration centrale à toutes les juridictions du pays via des fibres optiques modernes, l’installation d’un centre de données principal, soutenu par un centre de secours pour assurer la continuité des services judiciaires en cas d’urgence, la mise en place de plusieurs systèmes numériques au sein des juridictions afin d’améliorer le travail des magistrats et la qualité des prestations judiciaires, ainsi que le lancement, ce mois-ci, d’une plateforme numérique de suivi automatisé des plaintes pénales et des requêtes civiles, destinée aux services centraux du ministère. Le ministre a également insisté sur l’importance de faciliter l’accès du citoyen à la justice. Une priorité a été donnée au développement de services numériques transparents, rapides et accessibles. Le ministère s’emploie actuellement à finaliser la numérisation de tous ses services et institutions, en modernisant les environnements de travail et en adaptant les outils numériques aux évolutions technologiques récentes. Boudjemaa a enfin présenté un nouveau modèle fondé sur la justice préventive, conformément à la feuille de route du secteur.
Un engagement ferme
Ce modèle vise à réduire la charge pesant sur les juridictions, améliorer la performance judiciaire, renforcer la sécurité juridique, promouvoir la transparence et élargir les services électroniques permettant d’obtenir de nombreux documents à distance. À travers cette journée d’étude, le ministère de la Justice réaffirme son engagement à accélérer la transition numérique du secteur, dans une démarche alliant modernité, efficacité et sécurisation des droits fondamentaux. Avec cette vision stratégique, l’objectif est de construire une justice numérique algérienne performante, cohérente et résolument tournée vers l’avenir, capable de répondre aux défis technologiques contemporains.
K.Z.
