Réunis dans la capitale algérienne à l’occasion d’un forum arabe consacré aux énergies renouvelables et à leurs applications environnementales, des chercheurs et des experts de plusieurs pays ont appelé à renforcer la coopération scientifique et l’innovation afin d’accélérer la transition écologique.
Les énergies renouvelables et leurs applications environnementales, notamment dans le domaine de l’économie circulaire dans les pays arabes, ont été au cœur d’un forum arabe organisé dimanche à Alger. Les participants ont examiné les moyens de renforcer les capacités et la coopération afin d’améliorer la qualité de l’air et de développer la veille sanitaire, tout en mettant en avant les potentialités de l’Algérie dans les domaines de la recherche et du développement liés aux énergies renouvelables, ainsi que son rôle à l’échelle régionale.
Cette rencontre scientifique, qui s’étend sur deux jours, vise à favoriser l’échange d’expériences et d’expertises pour développer des solutions durables dans le traitement des déchets médicaux et dangereux. Elle ambitionne également de promouvoir la recherche scientifique, l’innovation et le renforcement de la coopération entre les institutions universitaires et les centres de recherche arabes, avec la participation de représentants d’universités, de centres de recherche, d’organismes nationaux arabes ainsi que d’institutions internationales de recherche.
Le forum est organisé à l’initiative de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO), en collaboration avec la Commission nationale algérienne pour l’éducation, la science et la culture, relevant du ministère de l’Éducation nationale, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique, ainsi que le Centre de recherche en technologies des semi-conducteurs.
L’Algérie mise sur son potentiel scientifique
Lors de l’ouverture des travaux, le directeur du Centre de recherche en technologies des semi-conducteurs, Salim Hassani, a évoqué les défis environnementaux et sanitaires auxquels est confrontée la région arabe. Il a souligné que l’Algérie dispose d’importantes potentialités et d’une expérience reconnue dans le domaine des énergies renouvelables, ainsi que de compétences et d’un riche capital scientifique dans les domaines de la surveillance environnementale, de la gestion des déchets et de la veille sanitaire. Ces atouts lui permettent de contribuer activement au développement de la coopération scientifique arabe.
De son côté, le directeur du département des sciences et de la recherche scientifique de l’ALECSO, Mohammed Sand Aboudarwish, a mis en exergue la place qu’occupe l’Algérie dans les domaines de la recherche scientifique et de l’application des technologies, notamment dans le secteur des énergies renouvelables.
Il a salué, à cet égard, l’inscription du Centre de recherche en technologies des semi-conducteurs parmi les centres arabes de référence d’excellence de l’ALECSO pour la période 2025-2026. Cette distinction reflète, selon lui, la qualité des recherches menées et la contribution du centre au service de la recherche scientifique arabe.
Recherche appliquée et partenariats renforcés
Pour sa part, Mohamed Bouheïcha, directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a souligné l’importance du thème abordé lors de cette rencontre. Il a affirmé le rôle de sa direction dans la promotion de la recherche appliquée, de l’innovation et du renforcement des partenariats entre les universités, les centres de recherche et le secteur économique.
De son côté, le secrétaire général de la Commission nationale algérienne pour l’éducation, la science et la culture, Djelloul Ben Anaya, a estimé que le classement du Centre de recherche en technologies des semi-conducteurs parmi les centres de référence de l’ALECSO constitue une reconnaissance des progrès accomplis par l’Algérie dans le domaine de la recherche scientifique.
Il a également souligné le rôle de la commission dans le renforcement de la coopération avec les organisations internationales et régionales, notamment l’UNESCO, l’ALECSO et l’ICESCO, ainsi que dans le développement des capacités nationales et l’accompagnement des politiques publiques dans les domaines de l’éducation, des sciences et de la culture.
Les travaux de cette rencontre scientifique devaient s’achever par l’adoption d’une série de recommandations visant à renforcer la coopération arabe en matière de recherche scientifique et d’innovation, à développer l’usage des énergies renouvelables et à promouvoir une gestion durable des déchets médicaux et dangereux, contribuant ainsi aux efforts de développement durable dans les pays arabes.
R.E.
