Les juges de la chambre pénale de la cour d’Alger ont confirmé dernièrement le verdict prononcé par le président du pôle financier et économique du tribunal de Sidi M’hamed dans le procès en appel de l’homme d’affaires Aberkane Mohamed Arezki qui a été condamné à 4 ans de prison ferme assortis d’une amende de 3 millions de dinars.
L’inculpé, un ancien membre actif du FCE avant qu’il ne démissionne suite aux menaces proférées à son encontre par l’ex-président de l’organisation patronale, Ali Haddad, même inculpé et condamné dans plusieurs affaires liées à la malversation et corruption, a été également frappé par la confiscation de tous les biens mobiliers et les comptes bancaires en devises et en dinars lui appartenant en plus de l’appartement sis à la résidence « El Mouroudj » acquis après avoir bénéficié d’un crédit bancaire de la Banque nationale d’Algérie (BNA).
L’incarcéré qui a comparu tout seul devant les juges a été reconnu coupable de toutes les accusations retenues contre lui tout au long de l’instruction judiciaire notamment blanchiment d’argent et transfert illégal de capitaux de et vers l’étranger. Lors de son passage à la barre, l’inculpé a nié avoir financé la campagne électorale du Président de la République décédé Abdelaziz Bouteflika et ce en dépit des pressions exercées sur lui par l’ancien homme d’affaires Ali Haddad qui entretenait de bonnes relations avec l’entourage de l’ancien système. Traumatisé par les poursuites judiciaires entreprises contre lui, il a clamé haut et fort : «Je ne comprends pas pourquoi cet acharnement. Je suis rentré de l’étranger en 2003 pour investir dans mon pays en créant des sociétés. En guise de reconnaissance, je me retrouve poursuivi et condamné». Il a reconnu toufois avoir transféré pas moins de 27 000 euros de son compte personnel. Le procureur général a requis au cours de son réquisitoire une peine de 15 ans de prison ferme assortie de 3 millions de dinars d’amendes avec la saisie de tous les biens du mis en cause. Ses avocats ont sollicité la relaxe estimant qu’il «fait l’objet d’un coup monté de toutes pièces par le premier responsable de la société le Fennec qui n’a jamais été inquiété ou invité pour donner au moins sa version des faits concernant la voiture SKODA qu’il a réclamée».
L’inculpé a par ailleurs émis le vœu de la main levée sur la villa familiale sise à Birkhadem. Non satisfait du dispositif prononcé, les avocats introduiront un pourvoi en cassation à la chambre délictuelle et correctionnelle de la cour suprême pour réviser le procès. Après examen du pourvoi, les juges de la Cour Suprême ont rejeté la cassation ce qui rend le verdict final
R.H