L’Algérie continue de renforcer sa présence sur le marché mondial de l’énergie grâce à une relance sans précédent de son secteur des hydrocarbures, la plus significative depuis plus de dix ans. L’Algérie s’est hissée à la première place des 5 plus grandes transactions pétrolières de juillet 2025, grâce à d’importants contrats d’investissement dans le secteur des hydrocarbures, signés avec des entreprises internationales.
Ces accords ont été conclus dans le cadre de la nouvelle loi sur les hydrocarbures, selon le rapport mensuel de la plateforme spécialisée Energy Platform, basée à Washington. L’Algérie a dominé le classement grâce à la signature de cinq nouveaux contrats de développement dans les secteurs du pétrole et du gaz. Ces contrats couvrent des réserves estimées à environ 700 milliards de mètres cubes de gaz et 560 millions de barils de pétrole brut. Le ministre de l’Énergie et des Mines, Mohamed Arkab, a supervisé les cérémonies de signature. Ces accords ont été conclus après le lancement du cycle de licences international «Algeria Bid Round 2024», proposé fin 2024.
Près de 2 milliards de dollars d’investissements
Les contrats ont été signés avec 8 entreprises internationales, couvrant 5 blocs d’exploration sur 6, pour une durée de 30 ans, dont 7 années consacrées à l’exploration, avec un investissement minimal de plus de 606 millions de dollars. En outre, un contrat majeur a été conclu entre Sonatrach et le groupe italien, Eni, pour l’exploitation du champ Zemlet el Kebar dans le bassin de Berkine, à l’est de Hassi Messaoud. Le contrat porte également sur 30 ans renouvelables, avec un investissement global de 1,35 milliard de dollars, dont 110 millions alloués aux activités de recherche et d’exploration durant les 7 premières années. Soit, un investissement global de 1,9 milliards de dollars.
Il s’agit de l’un des plus importants contrats de partage de production signés dans le cadre de la nouvelle loi sur les hydrocarbures, consolidant la position de l’Algérie dans ce top 5. Les pays arabes ont maintenu une forte présence dans ce classement, avec des accords majeurs en Égypte, en Irak et en Algérie, reflétant une dynamique claire de projets de développement et d’exploration pour le second semestre de l’année. L’Europe figure également sur cette liste grâce à un nouveau contrat autour du champ Johan Sverdrup en Norvège, l’un des plus grands gisements pétroliers d’Europe occidentale, via des investissements massifs pour augmenter sa capacité de production. La diversité des acteurs impliqués (gouvernements, compagnies comme Eni d’Italie, HKN des États-Unis, et des développeurs européens) marque le retour en force des investissements pétroliers après une période de ralentissement.
Développement du champ irakien de Hamrin
L’Irak a rejoint le classement grâce à un accord-cadre avec la compagnie américaine HKN, visant à développer le champ pétrolier Hamrin, pour atteindre une production de 60 000 barils par jour. A cet égard, le ministre du Pétrole, Hayyan Abdul Ghani, a affirmé que l’objectif est d’élargir les partenariats internationaux et d’investir dans le gaz associé, à hauteur de 45 à 50 millions de pieds cubes standards par jour, pour alimenter les centrales électriques.
Actuellement, le champ produit entre 20 000 et 25 000 barils par jour, avec une ambition nationale de 6 millions de barils par jour d’ici 2029.
Grand contrat maritime en Egypte
L’Égypte a maintenu sa place dans le top 5 avec un contrat remporté par la société internationale Subsea7, portant sur des opérations stratégiques en mer : fourniture, exploitation et installation de composants avancés pour les infrastructures pétrolières. Le contrat est estimé entre 50 et 150 millions de dollars, avec un début de mise en œuvre prévu en 2026, après la phase d’ingénierie menée depuis la France, le Portugal et l’Égypte. Le vice-président régional de Subsea7 a salué un contrat qui reflète une vision partagée et des solutions innovantes.
R.E.
