Les juges de la chambre criminelle de la Cour suprême ont rejeté le pourvoi en cassation introduit par l’ex-bras droit de Ben Laden car les vices de forme discutés sont nuls et non avenus.
L’ancien bras droit d’Oussama Ben Laden a été condamné en février 2018 par le tribunal criminel d’Alger de la 2e instance à la réclusion à perpétuité. Il connaîtra prochainement le dispositif de la chambre criminelle de la Cour suprême quant à sa rétractation introduite au lendemain du refus de son pourvoi en cassation qui avait été introduit par ses avocats par rapport au verdict prononcé à son encontre. Le dangereux terroriste à savoir Guettaf Rabah alias «Abou El Assouad», avait été reconnu coupable de tous les chefs d’inculpation à savoir appartenance à un groupe terroriste activant à l’intérieur du pays et ayant pour objectif d’attenter à la sécurité et la stabilité du pays et ce, par le dépôt d’engins explosifs dans les lieux publics, et l’assassinat de pas moins de 199 membres des services de sécurité entre policiers, gendarmes et militaires. Le mis en cause, alors «émir» de la phalange «El Ahoual», qui sévissait dans plusieurs régions au centre et à l’ouest du pays notamment à Chlef et Ain Defla, est considéré comme l’un des proches collaborateurs d’Oussama Ben Laden, ex-chef d’El Qaida.
L’inculpé est par ailleurs accusé d’avoir participé à l’attentat meurtrier ayant ciblé le siège de l’Académie interarmes de Cherchell en 2005, et qui a fait plusieurs victimes. Cet individu est en outre impliqué dans la guerre menée par les Afghans contre les forces sécuritaires de l’ex-URSS. Il faisait partie également des groupes armés de Bouyali qui avait, au cours des années 1980, tenté de renverser le régime et d’attenter à la sécurité de l’Etat. Il convient de signaler que le prévenu est emprisonné depuis plus de cinq ans à la prison d’El Harrach ; il est poursuivi pour plusieurs chefs d’inculpation notamment création d’une association de terroristes, enlèvements, séquestrations et dépôts d’engins explosifs. L’inculpé a affirmé qu’il était impliqué dans une affaire «islamique» et non «terroriste» mais il a été immédiatement rappelé à l’ordre par le président en charge du dossier : «Vous êtes inculpé dans une affaire criminelle liée à des accusations terroristes et non islamiques ». Il convient de rappeler que le procureur général a requis la réclusion à vie contre l’inculpé (qui a refusé d’être jugé en l’absence du témoin T. Mohamed alors impliqué au même titre que lui en 2014) estimant que toutes les preuves légales et matérielles relatives à l’accusation sont formelles notamment en ce qui concerne l’intention criminelle celle d’attenter aux vies humaines.
Notons enfin que l’inculpé a participé à l’enlèvement du célèbre chanteur kabyle Matoub Lounes, assassiné le 25 juin 1998 à Tala-Bounane dans la wilaya de Tizi-Ouzou alors qu’à bord de sa Mercedes noire, il avait été criblé de balles par une dizaine d’individus.
R.H