Le rôle stratégique du cadre réglementaire dans la consolidation de la production pharmaceutique africaine a été au centre des débats de la Conférence ministérielle africaine sur la production locale de médicaments et les technologies de la santé. Les intervenants ont souligné que l’harmonisation et le renforcement des réglementations sont essentiels pour garantir la qualité des produits de santé et améliorer leur disponibilité sur les marchés africains. Ils ont également insisté sur la nécessité d’une coopération accrue entre organismes nationaux et internationaux pour accélérer l’enregistrement des médicaments et soutenir l’émergence d’une industrie pharmaceutique locale durable.
L’expérience algérienne a été mise en avant par Cherif Delih, directeur général de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP), qui a présenté un modèle stratégique assurant un accès rapide, équitable et sécurisé aux produits de santé. Ce cadre réglementaire couvre tout le cycle de vie du médicament : enregistrement, autorisations de mise sur le marché, homologation des dispositifs médicaux, inspection, contrôle, pharmacovigilance et assurance qualité, avec des accréditations internationales attestant de sa rigueur.
Alioune Diouf, directeur général de l’Agence sénégalaise de régulation pharmaceutique, a rappelé que la souveraineté sanitaire africaine repose sur une coopération renforcée entre institutions locales et partenaires internationaux pour assurer la qualité des médicaments et structurer un secteur solide.
Les sessions thématiques ont souligné l’importance de l’innovation, de la compétitivité des entreprises locales, des partenariats public-privé et de la formation de compétences adaptées aux besoins de l’industrie. La Banque islamique de développement (BID) a présenté sa stratégie d’appui aux pays membres, visant à renforcer la production locale, réduire la dépendance aux importations et promouvoir l’innovation sur toute la chaîne de valeur pharmaceutique.
I.K.
