Cette participation a été marquée par la signature de plusieurs accords.
Représentant le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le ministre d’Etat, ministre de l’Energie, des Mines et des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a participé cette semaine au Salon international des mines, carrières et hydrocarbures Semica Tchad 2026, organisé dans la capitale tchadienne N’Djamena du 21 au 23 janvier 2026. La participation de l’Algérie à cet événement majeur se distingue par son statut d’invitée d’honneur. A ce titre, le ministre d’Etat a été reçu par le président de la République du Tchad, Mahamat Idriss DébyItno.
A l’occasion, le ministre d’Etat a transmis au président tchadien les salutations fraternelles du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et lui a remis une lettre écrite, dans laquelle le Président exprime sa volonté de renforcer les liens fraternels entre les deux peuples et d’approfondir la coopération bilatérale dans divers domaines, ainsi que de soutenir la coopération africaine et de promouvoir le partenariat Sud-Sud.
Engagement ferme
Dans un discours lu en son nom par le ministre d’Etat à l’ouverture du Salon, le président de la République a souligné la disponibilité de l’Algérie à partager son expertise avec les pays frères d’Afrique, notamment dans les domaines de l’exploration, de la production, de la transformation, de la formation, ainsi que dans la recherche et le développement. Insistant sur une coopération africaine fondée sur la solidarité, le partage des expériences et le transfert de technologies, ainsi que le renforcement des capacités locales, le président a ajouté que
«l’Algérie est convaincue que la voie vers l’unité et la prospérité de l’Afrique passe par le renforcement de la coopération économique qui respecte la souveraineté de chaque pays et tend à créer de la valeur locale».
L’expertise algérienne
En marge de l’évènement, le ministre d’Etat a participé, mercredi dernier, aux travaux d’un colloque de haut niveau durant lequel il a présenté l’expérience algérienne en matière de gestion et de valorisation des industries extractives, notamment dans les secteurs des hydrocarbures et des mines. Le ministre d’Etat a également mis en avant le cadre juridique et réglementaire algérien qui vise à encourager l’investissement, à garantir la transparence et la stabilité, tout en préservant les intérêts stratégiques de l’Etat, en favorisant la transition énergétique et en protégeant l’environnement.
Le ministre d’Etat a également évoqué les grands projets régionaux qui reflètent la vision de l’Algérie en matière de coopération énergétique africaine, au premier rang desquels figure le projet de gazoduc transsaharien, considéré comme stratégique, car il renforce l’intégration régionale, valorise les ressources gazières africaines et offre des perspectives de développement prometteuses aux pays concernés. Par ailleurs, le PDG de Naftal, Djamal Cherdoud, ainsi que le DG de l’IAP, Mohamed Khodja, ont participé à une séance de travail spécialisée sur «le modèle de réussite algérien et les grands défis des industries extractives tchadiennes».
Renforcement de la coopération
La présence du ministre d’Etat à N’Djamena a été l’occasion de rencontrer la ministre tchadienne du Pétrole, des Mines et de la Géologie, Ndolenodji Alixe Naïmbaye, afin d’examiner les moyens de renforcer et d’élargir la coopération bilatérale dans les domaines des hydrocarbures et des mines. La rencontre entre les deux ministres a permis la création de deux groupes conjoints de travail. Le premier dans le domaine des hydrocarbures et le second dans les mines, chargés tous les deux d’identifier les opportunités de coopération et de partenariat, ainsi que du suivi de la mise en œuvre des mesures et actions convenues.
La participation algérienne au Semica s’est, par ailleurs, soldée par la signature de trois accords de coopération dans le domaine des hydrocarbures. Le premier accord concerne un mémorandum d’entente entre le groupe Sonatrach et la société des hydrocarbures du Tchad (SHT), visant à établir un cadre général de coopération entre les deux parties dans les domaines des hydrocarbures. De son côté, l’IAP a signé un accord avec le ministère du Pétrole, des Mines et de la Géologie du Tchad, visant à «instaurer un cadre global et durable de coopération dans le domaine de la formation, du renforcement des capacités et du développement des ressources humaines».
L’IAP a également signé un autre accord avec l’Institut national supérieur du pétrole du Tchad (INSPEM), ayant pour objectif de «développer la coopération dans les domaines de la formation des formateurs, de la formation continue, de l’accueil des étudiants et de l’échange d’expertises.De son côté, le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, a évoqué avec son homologue tchadien les voies de développement de l’industrie du ciment au Tchad. La rencontre a également permis d’évoquer la possibilité de créer des unités de broyage de clinker, soutenues par l’expertise algérienne et approvisionnées en matières premières depuis l’Algérie.
S. Smati
