L’Algérie et la Belgique affichent leur volonté commune de renforcer leur coopération énergétique, à la faveur de la visite à Alger de l’envoyé spécial pour la sécurité de l’approvisionnement énergétique et les matières premières critiques au ministère belge des Affaires étrangères, Geert Muylle.
Reçu mardi séparément par le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et par le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, le responsable belge était accompagné d’une délégation de chefs d’entreprises, en présence notamment de l’ambassadeur du Royaume de Belgique en Algérie et de hauts responsables du secteur (Al Naft et ARH).
Lors de son entretien avec M. Arkab, les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale dans les domaines du pétrole et du gaz, ainsi que sur les opportunités d’investissement et de partenariat entre Sonatrach et les entreprises belges à travers l’ensemble de la chaîne de valeur, notamment dans le raffinage et la pétrochimie, selon un communiqué du ministère des Hydrocarbures.
Les deux parties ont également examiné les perspectives de développement des échanges commerciaux dans le gaz naturel, le gaz de pétrole liquéfié (GPL) et les produits pétroliers, tout en mettant l’accent sur le partage d’expertises, le soutien à l’investissement et l’intégration des technologies modernes, souligne la même source.
Les discussions ont, en outre, abordé les opportunités de coopération dans l’exploration et la valorisation des ressources naturelles, en vue de générer une valeur ajoutée mutuelle.
À cette occasion, M. Arkab a réaffirmé l’engagement de l’Algérie à développer des partenariats équilibrés, fondés sur le transfert de savoir-faire et la valorisation des capacités nationales. De son côté, M. Muylle a salué le potentiel énergétique de l’Algérie et exprimé l’intérêt de son pays pour un partenariat renforcé dans le secteur des hydrocarbures, souligne le communiqué.
Par ailleurs, lors de sa rencontre avec M. Adjal, le responsable belge a évoqué avec son homologue les perspectives de coopération dans le domaine plus large de l’énergie, notamment les énergies renouvelables. Le ministre a mis en avant le rôle de l’Algérie en tant que partenaire fiable et acteur clé de la sécurité énergétique à l’échelle continentale et internationale, tout en présentant les grands projets structurants du secteur, précise un communiqué du ministère.
Il a notamment souligné les avancées enregistrées dans le programme national des énergies renouvelables, dont le projet de production de 15 000 mégawatts, actuellement en cours de réalisation dans sa première phase d’une capacité de 3 200 mégawatts, ainsi que les initiatives liées à l’hydrogène vert, au solaire photovoltaïque et à l’énergie éolienne.
Les opérateurs économiques belges ont, pour leur part, exprimé leur intérêt pour l’établissement de partenariats «gagnant-gagnant» avec leurs homologues algériens, notamment dans la conception et la réalisation de centrales électriques, la fourniture d’équipements et le développement de solutions technologiques innovantes, en particulier dans les domaines de la numérisation et du contrôle des réseaux énergétiques.
Au terme des rencontres, l’ambassadeur de Belgique en Algérie, Jean-Jacques Quairiat, a salué les efforts déployés par l’Algérie pour renforcer la sécurité énergétique aux niveaux national et régional, réaffirmant la volonté de son pays de développer et d’élargir davantage les perspectives de coopération bilatérale dans le secteur de l’énergie.
Ces échanges confirment la dynamique positive des relations algéro-belges, appelées à se consolider davantage autour de projets structurants alliant hydrocarbures et transition énergétique.
R.E
