Un Forum national pour l’augmentation du taux d’intégration industrielle, la standardisation et le développement de la production, est en cours de préparation.
Le commissaire du salon «Tamwil 2025», un événement national des services financiers destinés à soutenir l’investissement, Mohamed Ali Kouadri, a souligné que «les banques sont la colonne vertébrale de l’économie. Elles sont bien plus que de simples guichets de dépôt et de retrait : elles constituent le moteur du développement économique et de la concrétisation des grands projets d’investissement.»
Organisé par la Fondation algérienne d’appui à la jeunesse et au développement de l’entrepreneuriat (AFYE), le salon, qui a réuni plus de 50 exposants issus du secteur bancaire, des assurances, des institutions financières et de l’écosystème entrepreneurial, s’est fixé pour objectif de connecter les porteurs de projets, investisseurs, experts financiers et décideurs, dans un esprit de coopération. L’événement a attiré plus de 1600 visiteurs, parmi lesquels des représentants d’institutions publiques, de banques et d’entreprises privées.
Selon Kouadri, le succès du salon témoigne d’une prise de conscience grandissante sur l’importance du travail collaboratif et de la modernisation du secteur financier. Plus de 1600 jeunes entrepreneurs se sont inscrits via la plateforme numérique du Salon, dans l’espoir de trouver des financements, rencontrer des décideurs, ou encore conclure des accords avec les assureurs.
Une nouvelle culture financière
Le salon a également proposé des ateliers spécialisés, animés par des experts du domaine, mettant en avant des solutions concrètes pour améliorer les services bancaires, renforcer la cybersécurité, et répondre aux besoins des jeunes porteurs de projets.
Par ailleurs, Mohamed Oussama Babou, président de l’AFYE, a affirmé que le salon «n’est pas une simple manifestation économique, mais bien une première pierre dans le promotion d’une nouvelle culture financière, plus proche de l’entreprise, plus consciente des défis, et mieux à même d’accompagner la croissance nationale». Il a également annoncé le lancement prochain des préparatifs du Forum national pour l’augmentation du taux d’intégration industrielle, la standardisation et le développement de la production.
Enjeux et perspectives de la banque numérique
De son côté, Ikram Eddine Haichour, directeur général d’Algeria Finlab, a exposé les enjeux et les perspectives de la banque numérique en Algérie. Il a salué l’organisation du salon comme «une plateforme globale et inclusive, un véritable laboratoire d’idées et d’échanges pour construire une économie innovante, centrée sur la jeunesse créative.»
Haichour a retracé l’évolution de la finance numérique depuis les années 1970, avec l’émergence des DAB, jusqu’à l’apparition des banques totalement digitales. Il a également salué l’avancée législative en Algérie avec la loi 09-23 sur la monnaie et le crédit, et l’ordonnance 04-24 d’octobre 2024, qui encadre la création des banques numériques.
Cependant, il a rappelé qu’aucune banque 100 % digitale n’est encore opérationnelle en Algérie, malgré un terrain prometteur : 30 millions d’internautes et un taux de bancarisation de 43 %, selon la Banque mondiale.
Pour concrétiser cette transition, Haichour recommande plusieurs leviers : Renforcer le cadre juridique, créer un environnement réglementaire de test (sandbox), développer l’infrastructure numérique, former les talents dans les domaines de la fintech et de la cybersécurité, nouer des partenariats entre universités et institutions spécialisées.
Lors de son intervention, Yazid Benmihoub, directeur général de la Bourse d’Alger, a confirmé la volonté de la Bourse d’accompagner les jeunes entreprises innovantes. Il a annoncé que les conditions d’introduction en bourse ont été assouplies, permettant à une première start-up d’y faire son entrée et de lever des fonds, un pas inédit vers une économie de marché ouverte à l’innovation.
Islam K.
