Le gouvernement entend renforcer l’accès aux télécommunications dans les zones faiblement peuplées et accroître la valorisation des eaux usées traitées, notamment au profit du secteur agricole.
Ces deux dossiers ont été au centre de la réunion du gouvernement présidée jeudi par le Premier ministre, Sifi Ghrieb. Les membres du gouvernement ont également examiné les préparatifs de la 42e session du Conseil des ministres arabes de la Justice, prévue en Algérie.
En ouverture de la réunion, le gouvernement a entendu une communication consacrée au bilan de la mise en œuvre des décisions et instructions formulées par le président de la République lors de la dernière réunion du Conseil des ministres. Cet examen s’inscrit dans le cadre du suivi des orientations présidentielles et des actions engagées par les différents secteurs.
Réduire la fracture numérique
Le gouvernement s’est ensuite penché sur le mécanisme du service universel des télécommunications électroniques, considéré comme un levier stratégique pour réduire les inégalités d’accès aux réseaux de communication sur l’ensemble du territoire national.
Entièrement financé par l’État, ce dispositif vise notamment les zones à faible densité de population, où les contraintes géographiques et démographiques peuvent compliquer le déploiement des infrastructures de télécommunications. L’objectif est d’y garantir une couverture optimale et des services de qualité, tout en consacrant le principe d’égalité d’accès aux réseaux.
À travers ce mécanisme, les pouvoirs publics entendent lutter contre l’exclusion numérique et permettre aux populations des régions les moins bien desservies de bénéficier des services de communication électronique. Cette démarche s’inscrit dans le prolongement des efforts engagés en faveur de la transformation numérique, qui nécessite une couverture plus équilibrée du territoire et un accès élargi aux infrastructures numériques.
Le recours au financement public traduit, dans ce cadre, la volonté de maintenir l’accès aux télécommunications parmi les priorités nationales, y compris dans les zones où les investissements privés peuvent être moins attractifs. Le développement de cette couverture constitue un enjeu majeur, tant pour l’accès aux services numériques que pour la réduction des disparités territoriales.
Au service de l’agriculture
La sécurité hydrique a constitué l’autre dossier majeur de cette réunion gouvernementale. Une communication a été présentée sur l’état d’avancement du programme de réhabilitation et de développement des stations d’épuration des eaux usées, dans le cadre d’une stratégie visant à porter à 60% le taux d’exploitation des volumes d’eau traités.
Ce programme vise à accroître les capacités de récupération et de réutilisation des eaux usées épurées, notamment dans le secteur agricole. Il s’inscrit dans les orientations stratégiques du président de la République visant à renforcer la sécurité hydrique et alimentaire du pays, dans un contexte où la préservation des ressources en eau constitue un enjeu majeur pour le développement économique et social.
La réhabilitation des stations d’épuration doit permettre d’améliorer les capacités de traitement et de valorisation des volumes d’eau disponibles. Leur réutilisation, notamment pour l’irrigation agricole, représente un moyen de diversifier les ressources hydriques et de réduire la dépendance aux ressources conventionnelles.
Au-delà de l’augmentation des capacités d’épuration, l’enjeu consiste à mieux exploiter les eaux traitées afin d’en faire une ressource complémentaire durable. Cette orientation vise à alléger la pression sur les ressources hydriques traditionnelles, tout en contribuant à sécuriser l’approvisionnement en eau nécessaire aux activités agricoles.
L’amélioration du fonctionnement des infrastructures existantes et le renforcement de leurs capacités devraient ainsi favoriser une utilisation plus rationnelle des ressources disponibles. La valorisation des eaux usées apparaît, dans cette perspective, comme un axe important de la politique nationale de gestion de l’eau et de consolidation de la sécurité alimentaire.
Réunion du Conseil des ministres arabes de la Justice
Le gouvernement a passé en revue l’état d’avancement des préparatifs de la 42e session du Conseil des ministres arabes de la Justice, qui se tiendra en Algérie.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la coopération judiciaire entre les pays arabes. L’examen des préparatifs par le gouvernement vise à suivre les dispositions prises en prévision de cette échéance, qui réunira les responsables concernés autour des questions relevant de leur domaine de compétence.
Présidée par Sifi Ghrieb, cette réunion a ainsi permis d’aborder plusieurs priorités liées à l’amélioration de l’accès aux télécommunications, à la gestion durable des ressources hydriques et au renforcement de la coopération judiciaire arabe.
A.M
