Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, a pris part hier, par visioconférence, à une réunion ministérielle regroupant huit pays membres de l’OPEP+ concernées dans les ajustements volontaires de la production pétrolière, indique un communiqué du ministère. Ce rendez-vous, tenu dans un contexte énergétique mondial encore marqué par l’incertitude économique, a réuni les ministres du Pétrole d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, d’Irak, du Kazakhstan, du Koweït, du Sultanat d’Oman et de Russie, aux côtés de la délégation algérienne conduite par Arkab.
Le président-directeur général de Sonatrach, Noureddine Daoudi, et le président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), Samir Bekhti, ont également pris part à la réunion ainsi que plusieurs cadres du secteur, selon la même source. À l’issue des discussions, «les ministres ont convenu d’une augmentation collective de la production de 137 000 barils par jour au cours du mois de décembre 2025. La part de l’Algérie dans cette hausse a été fixée à 4 000 barils par jour», souligne le communiqué. Les membres de l’OPEP+ ont toutefois opté pour «la suspension de toute augmentation progressive de la production sur la période allant du 1er janvier au 31 mars 2026», une décision prise «à la lumière des évolutions prévisibles du marché pétrolier mondial». Dans leurs déclarations, les ministres ont réaffirmé leur attachement à la coordination et à la concertation afin d’assurer la stabilité et l’équilibre du marché pétrolier. «Des réunions périodiques seront organisées pour suivre les fluctuations du marché et veiller à la bonne application des décisions conjointes», souligne le communiqué.
S’exprimant à cette occasion, Mohamed Arkab a «salué les décisions adoptées, estimant qu’elles «traduisent la volonté commune des huit pays membres de l’OPEP+ de préserver la stabilité du marché pétrolier dans un contexte économique mondial incertain», précisant que l’augmentation de 137 000 barils décidée pour décembre «reflète une approche prudente et coordonnée, qui tient compte des besoins réels du marché et de l’évolution de la demande». Le ministre a également souligné selon la même source, que le gel des augmentations prévu pour le premier trimestre 2026 s’inscrit dans une démarche de prudence, motivée par la baisse saisonnière de la demande au cours de cette période. «Cette mesure permettra de maintenir la cohérence des efforts collectifs et de suivre de près l’évolution du marché mondial», a-t-il expliqué, ajoutant que l’objectif principal reste inchangé : «Accompagner les évolutions du marché avec flexibilité, selon une approche graduelle, souple et coordonnée».
Les ministres des huit pays membres de l’OPEP+ ont enfin convenu de tenir leur prochaine réunion le 30 novembre 2025, afin d’évaluer la situation du marché et d’ajuster, si nécessaire, les décisions de production en fonction des nouveaux indicateurs économiques et énergétiques.
A.I.
