Au lendemain de l’annonce des résultats du BEM, le ministre de l’Education nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui s’est félicité du taux de réussite «très respectable» enregistré, notant toutefois «l’écart» considérable entre les wilayas du Nord et du Sud qu’il promet de réduire en apportant les ajustements nécessaires.
Lors d’un point de presse animé hier, en marge d’une visite d’inspection effectuée au lycée des Mathématiques de Kouba, le ministre a détaillé les résultats du Brevet d’enseignement moyen (BEM), session juin 2025 «par régions» et établissements. Le classement «par régions» des résultats du BEM communiqué par le ministre fait ressortir qu’à l’échelle nationale, la wilaya de Tizi-Ouzou a décroché la première place avec un «taux de réussite important, à 73%». Et a contrario, Mohamed Seghir Saâdaoui, a réclamé «plus d’efforts» aux responsables de l’éducation au niveau de Bordj Badji Mokhtar. La wilaya, relève le ministre, «s’est classée à la dernière position». Mais dans les faits, a-t-il déploré, «nous avons 7 ou 8 wilayas où les résultats exigent plus d’efforts et le déploiement de plus de moyens». Il s’est à ce propos engagé à identifier les raisons des contre-performances, afin d’apporter des solutions. «Ce sera l’une de nos priorités, il faudra traiter la problématique de l’éducation au niveau de ces régions, c’est comme cela que l’on pourra aboutir à une amélioration du niveau», a-t-il assuré. Il a dans la foulée insisté sur «la nécessité d’un suivi rigoureux des wilayas qui n’ont pas obtenu de résultats satisfaisants et l’importance d’élaborer des programmes de soutien spécifiques pour ces wilayas». Ceci, «afin de renforcer la performance pédagogique dès la prochaine année scolaire», a promis le ministre. Quant au classement par type d’établissement, selon les déclarations du ministre de l’Education, les Écoles des Cadets de la Nation, sont encore fidèles à leur tradition d’excellence. Ces écoles situées à Tiaret, Bechar, Tamanrasset ou encore à M’sila et Bejaïa, qui forment, notamment, les futurs officiers de l’armée, «ont obtenu la note complète», s’est réjoui le ministre, «c’est-à-dire 100% de réussite». «Les 484 inscrits étaient tous présents et ils ont tous réussi leur examen», a-t-il détaillé.
Par ailleurs, l’Ecole internationale algérienne en France, a elle aussi réalisé une excellente performance. Elle se positionne même aux premières places des établissements sous tutelle du ministère avec un «taux de réussite de 88,46%». C’est un résultat «qui reflète le niveau d’enseignement et les efforts des professeurs. C’est une école importante pour nos élèves, qui ont besoin d’accompagnement», dira Saâdaoui affirmant que tous ces résultats «ne sont pas que de simples chiffres, mais traduisent le niveau de performance pédagogique au sein des établissements éducatifs et reflètent les efforts collectifs de toute la famille de l’éducation».
Pas de distinction entre les écoles publiques et privées
Par ailleurs, concernant les écoles privées, le ministre a rappelé que l’Etat ne fait pas de distinction avec le secteur public. «Dans notre système d’enseignement, assuré par les écoles publiques et les écoles privées (…) le ministère de l’Education nationale, est chargé du suivi et du renforcement de la qualité de l’éducation quel que soit le type d’établissement», a tenu à souligner Saâdaoui. Et les performances des établissements privés sont aujourd’hui selon lui, très positives. «Les écoles privées ont enregistré de très bons résultats (…) nous saluons les efforts de ces établissements», a dit le ministre. Cependant, il a réclamé des responsables de ces établissements qu’ils «poursuivent leurs efforts» et qu’ils «se conforment encore plus aux orientations et aux programmes officiels établis par le ministère de l’Education». Et sur un autre plan, la conférence du ministre de l’Education a également été l’occasion de remercier l’ensemble des secteurs et institutions qui ont participé à la bonne marche du BEM et du Baccalauréat. «Les examens de fin d’année ont été marqués par une organisation de qualité, grâce aux efforts de nombre d’institutions et organismes de l’Etat, chargés notamment de la sécurisation des examens», s’est félicité le ministre. Il a également mis en avant «la participation de plusieurs secteurs qui ont permis l’accueil des candidats».
Une allusion directe à l’action des ministères des Affaires religieuses, et celui de la Jeunesse et des sports, qui ont ouvert des espaces, maisons de jeunes ou mosquées, au profit des candidats.
Nadir K.