Depuis des années, une offensive politico-médiatique malveillante vise à diaboliser l’Algérie, fragmenter son peuple et préparer l’opinion à une nouvelle ère de confrontation. À l’heure où certains cercles néocoloniaux s’acharnent à raviver les spectres du passé, l’Algérie rappelle une vérité simple : son unité n’est pas négociable, son intégrité non plus.
Par S. Méhalla
Il ne fait désormais aucun doute que la virulente campagne de conditionnement menée depuis Paris relève d’un schéma classique : fabriquer un ennemi, délégitimer un État, déshumaniser un peuple et installer l’idée qu’une agression serait “nécessaire” ou “libératrice”. Les méthodes rappellent tragiquement la période coloniale : discours paternalistes, falsifications historiques, invocation factice des “droits de l’Homme”, et surtout réactivation de la vieille idéologie civilisatrice dont l’Algérie fut la victime pendant 132 ans. Alors même que le candidat Emmanuel Macron avait reconnu en 2017, à Alger, la nature criminelle du système colonial, certains cercles français persistent à attiser leurs vieux démons.
La multiplication coordonnée des productions médiatiques — reportages biaisés, tribunes orientées, plateaux télé complaisants — constitue la preuve d’un dispositif de diabolisation global visant à fragiliser la souveraineté algérienne. Ce travail de sape prépare un terrain psychologique, celui d’une “seconde guerre d’Algérie”, en opposant artificiellement l’État à son peuple et en alimentant un imaginaire conflictuel totalement déconnecté des réalités.
Plus grave encore : l’implication assumée de groupuscules racialistes et d’extrême-droite, classés terroristes en Algérie, révélant une stratégie de déstabilisation qui ne mesure ni ses risques ni ses conséquences. L’idée de proclamer en France, le 14 décembre 2025, un supposé “État kabyle” n’est pas seulement grotesque : elle constitue une provocation frontale contre l’unité nationale, une tentative de torpiller les résolutions des Nations-Unies condamnant toute entreprise visant à briser l’intégrité territoriale d’un pays. La date n’est pas choisie au hasard : elle cherche à souiller la mémoire de la résolution historique 1514 du 14 décembre 1960, pierre angulaire de la lutte anticoloniale.
Ce projet dangereux, soutenu par des relais néocoloniaux, vise également à contrecarrer la résolution 79/115 de décembre 2024, qui réaffirme l’éradication du colonialisme sous toutes ses formes, ainsi que la résolution 1573 reconnaissant le droit du peuple algérien à l’autodétermination dans le respect de son unité territoriale. En s’alliant à ces officines, certains responsables français mettent en péril non seulement la stabilité de l’Algérie, mais aussi celle de la France et de tout le bassin méditerranéen : le chaos naît toujours des États détruits par les puissances impérialistes, et le terrorisme prospère dans les ruines qu’elles laissent derrière elles.
L’Algérie refuse ces ingérences masquées sous le vernis humanitaire. Elle refuse les mensonges médiatiques, la manipulation, et ces appels irresponsables à l’embrasement. Face à une montée inquiétante des discours bellicistes, il revient aux peuples de rappeler leur attachement à la paix, à la souveraineté et à la vérité.
C’est dans cet esprit que les citoyens refusant la spirale guerrière sont appelés à se rassembler le 14 décembre 2025, place de la Nation. Non pour affronter qui que ce soit, mais pour réaffirmer l’essentiel : la cohésion du peuple algérien, son refus du chaos et sa volonté inébranlable de préserver la paix entre les deux rives. Une Algérie une et unie demeure la meilleure réponse aux tentatives de fragmentation. Une Algérie debout demeure la plus sûre garantie contre toutes les entreprises néocoloniales.
S. M.
