La huitième édition du Grand Prix Assia Djebar du roman s’est achevée samedi 17 octobre 2026, à Alger, avec la distinction de trois œuvres littéraires dans les langues arabe, amazighe et française. Organisée sous l’égide du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, cette manifestation confirme sa vocation à promouvoir la création romanesque algérienne dans toute sa diversité linguistique et culturelle.
C’est dans une atmosphère littéraire et culturelle particulière que s’est déroulée, samedi soir, au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal, la cérémonie de remise des prix de la huitième édition du Grand Prix Assia Djebar du roman.
Placée sous le slogan «Dans la mémoire, les racines de demain», cette édition a voulu souligner la place de la mémoire dans l’écriture romanesque et le rôle de la littérature dans la préservation et la transmission de l’héritage culturel.
Dans un communiqué rendu public le 19 octobre 2026, l’Agence nationale de communication, d’édition et de publicité (ANEP) a dévoilé les noms des trois lauréats, sélectionnés à l’issue de l’évaluation des œuvres en compétition par les jurys chargés des différentes catégories linguistiques.
Trois œuvres, trois langues
Dans la catégorie du roman en langue arabe, le prix Assia Djebar 2026 a été attribué à Sara Mohamed Maârich pour son roman Sîrat Al-Jabal Al-Oustouri («Biographie de la montagne légendaire»), publié aux éditions Dar Numidia.
Dans la catégorie du roman en langue amazighe, la distinction est revenue à Farida Sahoui pour son roman AGGUS, paru aux éditions Dar Talsa.
Dans la catégorie du roman en langue française, le prix a été décerné à Hassani Kettouni pour son œuvre Ce que la mort m’a pris de toi, publiée aux éditions Dar El Qassaba.
Ces trois distinctions traduisent la volonté de valoriser la pluralité des expressions littéraires algériennes et de reconnaître la contribution des écrivains qui enrichissent le patrimoine romanesque national.
La mémoire au cœur de la création littéraire
Le choix du slogan de cette huitième édition n’est pas anodin. En plaçant la mémoire au centre de la manifestation, les organisateurs ont entendu rappeler que la littérature constitue un espace privilégié de conservation des expériences collectives, de transmission des récits et d’interrogation du passé.
Cette orientation rejoint l’héritage intellectuel et littéraire d’Assia Djebar, dont l’œuvre a largement exploré les rapports entre mémoire, histoire, identité et écriture.
Le Grand Prix qui porte son nom ambitionne ainsi de perpétuer cet héritage tout en encourageant l’émergence de nouvelles voix dans le paysage littéraire algérien.
L’ANEP réaffirme son engagement envers le livre
Dans son communiqué, l’ANEP a réitéré son engagement à soutenir la création littéraire et à accompagner les écrivains algériens.
L’agence publique souligne sa volonté de contribuer à la diffusion de la culture de la lecture et de l’écriture, ainsi qu’à l’enrichissement du paysage culturel national, en mettant en valeur la présence de la littérature algérienne dans ses différentes langues et expressions.
L’ANEP a également adressé ses remerciements aux membres du jury, aux écrivains, aux maisons d’édition, aux partenaires et aux représentants des médias qui ont contribué à la réussite de cette huitième édition.
Au-delà du palmarès, cette nouvelle édition du Grand Prix Assia Djebar rappelle l’importance de la création romanesque dans la vie culturelle nationale et la nécessité de soutenir durablement les auteurs et les éditeurs.
Crésus
