Lors de la 39e session ordinaire du Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a adressé un message concernant le Sommet du G20, lu par le Premier ministre, Siffi Ghrieb
Le chef de l’État a salué l’importance de la participation africaine à ce forum économique mondial et a réaffirmé la volonté de l’Algérie de soutenir l’action commune du continent.
Dans son allocution, Tebboune a d’abord félicité l’Afrique du Sud pour sa présidence du G20 : «Permettez-moi, tout d’abord, de vous féliciter, Monsieur le Président, pour le succès de la présidence sud-africaine du G20, dont le Sommet s’est tenu, pour la première fois, sur le sol africain. Je salue également les efforts consentis par votre pays frère tout au long de cette présidence afin de faire entendre la voix de l’Afrique auprès des décideurs, dans le cadre du G20 et de défendre les intérêts des pays en développement, notamment africains.»
L’Algérie, invitée d’honneur
Le président de la République a également souligné l’importance de l’invitation adressée à l’Algérie pour ce sommet : «Je tiens à vous renouveler mes remerciements pour l’invitation que vous avez adressée à mon pays pour participer en tant que pays invité à ce Sommet, où la délégation algérienne a eu l’honneur de prendre part à plusieurs réunions de haut niveau.»
Un acquis à valoriser
Tebboune a rappelé le rôle croissant de l’Afrique au sein du G20, estimant que la participation de l’Union africaine en tant que membre à part entière constitue «un acquis à valoriser et une étape importante pour mettre fin à la marginalisation dont notre continent a souffert au niveau des institutions de gouvernance mondiale». Le chef de l’État a également insisté sur les priorités africaines défendues au G20, notamment la croissance économique et l’industrialisation : «Nos frères en Afrique du Sud ont œuvré sans relâche, au sein du G20, pour défendre les priorités de notre continent en matière de développement, en tête desquelles l’accélération d’une croissance économique inclusive et le renforcement de l’industrialisation.»
Financement du développement et dette africaine
Concernant la question du financement du développement et de la dette des pays africains, Tebboune a déclaré : «Nous saluons également les efforts déployés pour inscrire la question du financement du développement et de l’allègement du fardeau de la dette des pays africains au cœur des discussions du G20, à travers la réforme du système financier international, afin qu’il soit plus équitable et plus réactif aux besoins des pays en développement.»
Une action commune africaine
Abdelmadjid Tebboune a conclu son allocution en réaffirmant l’importance de la solidarité et de l’action commune africaines : «Ce qui a été réalisé au sein du G20 sous votre présidence constitue une étape importante à l’actif de notre continent, qui vient renforcer notre détermination à renforcer l’action commune dans un esprit de responsabilité et de solidarité africaine, en vue de conforter la place de notre continent sur la scène internationale et de garantir un avenir fondé sur la justice, la paix durable et la prospérité partagée pour l’Afrique et le monde.»
Cet engagement souligne la volonté de l’Algérie de soutenir une Afrique plus présente et influente dans les instances économiques mondiales, tout en consolidant ses relations bilatérales avec ses partenaires africains.
A.M
