Renforcer les droits des jeunes, favoriser leur insertion professionnelle et leur offrir des espaces d’engagement et d’épanouissement constitue désormais une priorité pour construire l’avenir et consolider le lien entre la jeunesse et la nation.
Aucune nation ne peut construire son avenir en laissant sa jeunesse à la marge. Face aux attentes croissantes des jeunes en matière d’emploi, de participation et d’épanouissement, une politique globale et ambitieuse s’impose. Il s’agit non seulement de répondre aux défis sociaux, mais aussi de redonner confiance à une génération appelée à jouer un rôle central dans le projet national.
A cet égard, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a donné plusieurs orientations lors de la réunion, dimanche, du Conseil des ministres. Une réunion consacrée au projet de loi définissant les circonscriptions électorales et le nombre de sièges à pourvoir au Parlement, et à la présentation d’exposés relatifs à l’importation d’un million de moutons en prévision de l’Aïd El-Adha, aux préparatifs de la saison du hadj et au projet du Plan national jeunesse.
Plusieurs orientations émergent autour de la mise en place d’une politique publique renouvelée en faveur de la jeunesse, visant à renforcer les droits des jeunes, améliorer leur insertion sociale et professionnelle et les protéger contre divers risques sociaux.
Au cœur de ces propositions figure la reconnaissance du droit des jeunes à revendiquer leurs droits fondamentaux, notamment le droit à l’emploi et à la protection sociale. « Le président de la République a insisté sur le droit des jeunes à revendiquer leurs droits, notamment en matière d’emploi et de prise en charge, sous toutes ses formes, mais dans un esprit patriotique qui prémunit la jeunesse contre toute exploitation par les forces obscurantistes qui ciblent notre pays et sa jeunesse», lit-on dans le communiqué.
L’objectif est d’encourager l’expression et l’engagement des jeunes dans un cadre jugé responsable et patriotique, afin d’éviter toute instrumentalisation de la jeunesse par des forces hostiles ou des courants extrémistes.
Réformer les politiques d’emploi
La question de l’emploi constitue également une priorité. Il est notamment proposé d’examiner les dysfonctionnements signalés dans l’accès à l’allocation chômage pour certains jeunes. De nouvelles approches pourraient être envisagées pour réduire le taux de chômage et améliorer l’insertion professionnelle, à travers des dispositifs d’accompagnement plus efficaces.
Prévenir les dangers sociaux
La protection de la jeunesse contre les dangers sociaux figure aussi parmi les axes majeurs. Les mesures envisagées incluent un renforcement de la lutte contre les stupéfiants dans les milieux de jeunes, ainsi que des actions de prévention face à l’influence de réseaux criminels ou de stratégies extérieures visant la jeunesse algérienne. Des programmes de sensibilisation pourraient être déployés dans les établissements scolaires et universitaires.
Donner une place centrale au sport
Le développement du sport scolaire et universitaire est également mis en avant. Une coordination renforcée entre les ministères de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur est envisagée afin d’encourager la pratique sportive. L’objectif est de favoriser la santé, l’esprit collectif et d’offrir aux jeunes des activités constructives susceptibles de prévenir certains comportements à risque.
Par ailleurs, les propositions soulignent l’importance de développer les échanges entre les jeunes Algériens vivant dans le pays et ceux de la diaspora. Des mécanismes de communication et de coopération pourraient être mis en place pour renforcer le sentiment d’appartenance nationale et encourager le partage d’expériences.
Relancer les infrastructures de jeunesse
La réhabilitation des infrastructures destinées aux jeunes constitue un autre axe important. Il est notamment proposé de redynamiser le rôle des maisons de jeunes, avec l’objectif d’en disposer au moins une dans chaque commune. Les programmes d’activités pourraient être définis en concertation avec les jeunes eux-mêmes. Le renforcement et la modernisation des auberges de jeunesse sont également envisagés.
Enfin, une meilleure intégration de la culture dans les politiques de jeunesse est envisagée à travers une coordination accrue, qui a souvent fait défaut, entre les ministères de la Jeunesse et de la Culture. Des programmes culturels attractifs pourraient être mis en place, en associant les jeunes à la conception, à l’organisation et à la gestion des activités.
En définitive, ces orientations visent à construire une approche globale permettant d’impliquer davantage la jeunesse dans la vie sociale, culturelle et économique du pays.
synthèse Smail R.
