La ministre de la culture a précisé que la création de la Commission nationale pour le suivi du patrimoine vise à assurer un recensement exhaustif des éléments du patrimoine culturel immatériel, avec l’objectif de garantir la cohérence des dossiers, tant au niveau national qu’international.
Dans le cadre de sa stratégie de préservation et de valorisation du patrimoine culturel immatériel, la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a installé, lundi, la Commission nationale pour le suivi des dossiers liés à ce patrimoine. Cette initiative marque un engagement fort de l’Algérie pour protéger son héritage culturel tout en le positionnant comme un vecteur majeur de rayonnement international.
Dans un contexte mondialisé où la préservation des traditions est essentielle, le Ministère de la Culture et des Arts a adopté une approche novatrice, combinant rigueur scientifique et actions préventives. La Commission nationale a pour mission de coordonner le recensement, la documentation et la protection des éléments du patrimoine culturel immatériel, qui constitue un pilier fondamental de l’identité nationale. La ministre Bendouda a souligné l’importance de ce patrimoine comme vecteur d’unité nationale.
Pour la préservation du patrimoine
La ministre a précisé que la création de cette Commission vise à assurer un recensement exhaustif des éléments du patrimoine culturel immatériel, avec l’objectif de garantir la cohérence des dossiers, tant au niveau national qu’international. En particulier, les candidatures à l’inscription sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO seront soigneusement suivies. Cette Commission œuvre aussi à la mise en place de solutions juridiques adaptées pour la protection et la transmission de cet héritage aux générations futures.
La Commission nationale s’inscrit dans une dynamique de modernisation de la gestion du patrimoine culturel. Au-delà du recensement, il proposera des outils juridiques pour protéger le patrimoine contre les risques de dénaturation et de disparition. Un accent particulier sera mis sur la numérisation des savoirs traditionnels et des pratiques culturelles, afin de les rendre accessibles au monde entier et de préserver leur authenticité.
Cette initiative s’inscrit également dans une vision plus large de développement durable et vise à renforcer la coopération internationale pour garantir la préservation du patrimoine culturel à l’échelle mondiale.
Cette démarche marque un signal fort du gouvernement, qui entend non seulement préserver le patrimoine national, mais aussi le promouvoir au niveau international. La Commission facilitera la préparation des dossiers de candidature pour inscrire de nouveaux éléments du patrimoine algérien sur la Liste de l’UNESCO, attirant ainsi l’attention internationale sur la richesse culturelle du pays et renforçant sa place sur la scène mondiale.
Un enjeu national
Le patrimoine culturel immatériel est l’âme vivante du peuple algérien. Sa préservation est un acte de résistance face à la mondialisation, permettant de maintenir la diversité culturelle et d’enrichir la culture mondiale. En mettant en place cette Commission, l’Algérie s’engage non seulement à conserver son patrimoine, mais aussi à l’intégrer dans l’avenir, en numérisant et en transmettant ses savoirs traditionnels.
L’installation de cette Commission pour le suivi du patrimoine culturel immatériel marque une étape décisive dans la mise en œuvre de la politique culturelle de l’Algérie. L’objectif est de protéger, de préserver et de valoriser ce qui constitue l’âme de la nation, tout en contribuant à la préservation du patrimoine mondial. Ce processus reflète l’engagement de l’Algérie à se positionner comme un modèle dans la préservation de son patrimoine culturel et la transmission de ses traditions aux générations futures.
R.C.
