Contestée par plusieurs partis, l’opération de retrait des formulaires de signatures individuelles pour les législatives du 2 juillet prochain a fait l’objet de clarifications de la part de l’ANIE.
Dans le cadre des préparatifs des élections des membres de l’Assemblée populaire nationale, prévues pour le 2 juillet 2026, l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a publié, hier, un communiqué explicatif concernant les formulaires de signature individuelle.
Cette mise au point intervient après la remontée de «plusieurs remarques» émanant de certains partis politiques souhaitant constituer des listes de candidats, notamment sur les modalités de retrait et de validation des formulaires.
L’Autorité a tenu à rassurer en affirmant que l’opération de retrait des formulaires via la plateforme numérique se déroule normalement sur l’ensemble du territoire national, y compris dans les nouvelles wilayas. Cette procédure s’effectue au niveau des sièges des coordinateurs locaux, dans des conditions jugées satisfaisantes.
Elle précise également que les formulaires sont disponibles en quantités suffisantes. Les listes de candidats peuvent ainsi obtenir des copies supplémentaires en cas de besoin, grâce à un suivi quotidien et en temps réel assuré via la plateforme numérique dédiée.
Concernant la certification des signatures, l’ANIE indique que les électeurs peuvent faire authentifier leurs signatures auprès de plusieurs autorités habilitées. Il s’agit notamment du secrétaire général de la commune, de l’officier de l’état civil, du notaire, de l’huissier de justice, du traducteur officiel, ainsi que des responsables des centres diplomatiques ou consulaires, ou de tout agent dûment mandaté au sein de ces structures.
En conclusion, l’Autorité nationale indépendante des élections appelle l’ensemble des acteurs impliqués dans le processus électoral à veiller à son bon déroulement. Elle insiste sur la nécessité de corriger toute insuffisance ou dysfonctionnement signalé, afin de garantir l’organisation d’un scrutin transparent et intègre.
Cette sortie médiatique laisse, néanmoins, les partis politiques sur leur faim. En effet, dans leurs réclamations, le formations politiques avaient dénoncé des irrégularités lors de la collecte des parrainages, pointant du doigt une « série de dysfonctionnements administratifs », qui menacent, selon elles, sérieusement le bon déroulement du processus électoral.
D’autres partis estiment que « dans de nombreuses wilayas du pays, l’opération de validation et de légalisation des parrainages n’a toujours pas débuté, ou se heurte à des obstacles administratifs multiples, injustifiés et manifestement organisés ».
I.Khermane
