L’Algérie a une nouvelle fois attiré l’attention de la communauté internationale sur le non-respect systématique du droit international par l’entité sioniste, qui continue de violer quotidiennement l’accord de cessez-le-feu à Ghaza et de promouvoir l’expansion de ses colonies en Cisjordanie occupée.
Selon le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, Amar Bendjama, ces actions s’inscrivent dans un contexte mondial «qui ne reconnaît que la force».
Lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation au Moyen-Orient, M. Bendjama a détaillé l’ampleur des violations : «Des dizaines de milliers de Palestiniens ont été déplacés de force, plus de 1.000 opérations militaires ont donné lieu à l’arrestation de plus de 860 Palestiniens, dont au moins 50 enfants. Le terrorisme des colons est devenu un événement quotidien, avec en moyenne cinq incidents par jour durant l’année en cours».
Le diplomate a également dénoncé le non-respect par l’occupant sioniste de la résolution 2334 du Conseil de sécurité qui interdit toute politique de colonisation. Récemment, un « cadre légal » aurait été mis en place pour faciliter la construction de nouvelles colonies.
« Lundi, les forces sionistes ont démoli deux nouveaux bâtiments à Ramallah et à El-Qods-Est, et plus de 1.000 démolitions ont été enregistrées depuis octobre 2023. Dans les quelques jours à venir, 100 maisons palestiniennes vont être détruites. Ce n’est pas une anomalie, ce n’est pas une déviation, c’est la routine de l’occupation», a martelé Bendjama, dénonçant le silence persistant du Conseil de sécurité.
Le représentant permanent de l’Algérie a souligné que les violations ne se limitaient pas aux territoires palestiniens. L’entité sioniste aurait également manqué à ses engagements dans le cadre des cessez-le-feu conclus avec le Liban et la Syrie. Depuis l’entrée en vigueur de l’accord de Ghaza, des frappes aériennes ont causé la mort d’au moins 356 Palestiniens, dont des femmes et 58 enfants, et ont blessé plus de 1.000 autres personnes, provoquant une situation humanitaire de plus en plus critique.
Bendjama a appelé les garants du cessez-le-feu à assumer leurs responsabilités et à contraindre l’entité sioniste à appliquer ses engagements. Il a également dénoncé l’agression commise contre le siège de l’Office de secours et de travaux de l’ONU pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) à El-Qods, rappelant que cette action constitue une violation grave du droit humanitaire international.
L’Algérie réaffirme, à travers ces interventions, son engagement indéfectible en faveur du peuple palestinien. Le diplomate a rappelé une déclaration du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, soulignant que «l’Algérie restera fidèle à son engagement en appuyant nos frères et sœurs en Palestine occupée.
L’Algérie n’épargnera aucun effort pour défendre leurs droits légitimes jusqu’au recouvrement de leur souveraineté et jusqu’à ce qu’un État palestinien libre et indépendant soit établi».
Cet appel s’inscrit dans une démarche diplomatique visant à attirer l’attention de la communauté internationale sur l’urgence de protéger les droits du peuple palestinien et de faire respecter le droit international dans une région toujours marquée par des tensions et des violations récurrentes.
Les voix de pays comme l’Algérie se veulent un rappel constant que la paix ne peut être imposée sans justice et respect des engagements internationaux.
R.I
