Des tirs ont été entendus dans plusieurs quartiers de Niamey depuis le milieu de la nuit, notamment aux abords de la présidence et de l’aéroport qui jouxte la base militaire 101, point névralgique du régime au pouvoir depuis un putsch perpétré en juillet 2023.
Dans un communiqué lu à la télévision publique et signé du ministre de la défense, le général Salifou Mody, les autorités appellent la population à « garder son calme et vaquer librement à ses occupations ».
Des tirs nourris ont été entendus dans plusieurs quartiers de la capitale depuis le milieu de la nuit, notamment aux abords de la présidence et de l’aéroport international Diori-Hamani qui jouxte la base militaire 101, point névralgique du régime au pouvoir depuis un putsch perpétré en juillet 2023.
« Un groupe de soldats en rupture avec le règlement militaire a entrepris de séquestrer certains de leurs camarades dans la caserne de la base 101 de Niamey et d’effectuer des tirs sur certains sites sensibles de la ville de Niamey », a précisé le général Mody.
« La prompte réaction des forces de défense et de sécurité a permis de circonscrire ce mouvement d’humeur et de reprendre progressivement le contrôle de ces sites », a-t-il ajouté.
L’aéroport de Niamey a été visé deux fois cette année par des djihadistes, d’abord par l’organisation Etat islamique dans la nuit du 28 au 29 janvier, puis le 18 juin par leurs rivaux du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (JNIM), la branche sahélienne d’Al-Qaida. Les deux attaques avaient été repoussées par l’armée, mais, en juin, onze soldats et deux civils avaient été tués.
R.I
