Avec plus de 450 exposants et 230 intervenants, la 14e édition du Napec confirme, à Oran, le poids de l’Algérie sur la carte énergétique régionale, entre hydrocarbures, nouveaux investissements et transition énergétique.
La Conférence sur l’énergie et l’hydrogène pour l’Afrique et le bassin méditerranéen Napec confirme son statut de carrefour international de l’investissement énergétique. Organisée du 5 au 7 octobre à Oran, la 14e édition de l’événement a donné le ton dès son ouverture avec un rythme soutenu de rencontres, de mémorandums d’entente et d’accords de coopération.
Plus de 450 exposants et 230 intervenants nationaux et internationaux ont pris part à cette édition, représentant les principaux acteurs des hydrocarbures, des services pétroliers, de l’énergie et des technologies liées à la transition énergétique.
Parmi les grands noms présents figurent les américains Chevron, ExxonMobil, Occidental Petroleum (OXY), Halliburton et Baker Hughes, ainsi que l’italien Eni, le norvégien Equinor, le français TotalEnergies et l’omanais Midad.
Cette forte mobilisation intervient dans un contexte de profonde transformation des marchés mondiaux de l’énergie. Elle conforte également le positionnement de l’Algérie comme plateforme énergétique entre l’Afrique et l’Europe, avec une stratégie qui combine valorisation des ressources fossiles, attractivité des investissements et accélération de la transition énergétique.
Arkab multiplie les contacts
Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a consacré la première journée du Napec à une série de rencontres avec plusieurs grands acteurs internationaux du secteur.
Il s’est notamment entretenu avec la directrice générale de la société thaïlandaise PTTEP, KanitaThanitaSartwattayu, le PDG du groupe omanais OQ, Mahmoud Al Hashmi, ainsi qu’avec le directeur général et le PDG d’Occidental Petroleum (OXY) en Algérie.
Le ministre a également reçu le président de la Chambre de commerce américaine en Algérie, Warren Murdoch, une délégation de la société omanaise Petrogas conduite par son directeur général, Fahd Al-Rashdi, ainsi que l’ambassadeur du Royaume-Uni en Algérie, James Robert Stephen Downer, accompagné d’un représentant de la société britannique Clark Energy.
Ces rencontres ont porté principalement sur le renforcement de la coopération et l’identification de nouvelles opportunités de partenariat et d’investissement dans le secteur énergétique algérien.
Les discussions se sont déroulées en présence du PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi, du président de l’Alnaft, Abdelkader Cherfaoui, et du président de l’ARH, Amine Remini, ainsi que de plusieurs responsables du secteur.
Des accords pour renforcer l’investissement
Le Napec s’est également distingué par la conclusion de plusieurs accords et mémorandums d’entente.
L’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH) a ainsi signé un protocole d’accord avec EniAlgeria Exploration B.V., filiale du groupe italien Eni. Le partenariat vise à renforcer la coopération et l’échange d’expertise dans plusieurs domaines techniques et réglementaires liés aux activités hydrocarbures.
L’accord porte notamment sur la conformité HSE, l’intégrité des infrastructures, la prévention des risques majeurs ainsi que la formation et le développement des compétences. Le transfert de savoir-faire bénéficiera dans un premier temps aux cadres de l’ARH, avant d’être progressivement élargi aux responsables du ministère des Hydrocarbures, d’Alnaft et de Sonatrach.
De son côté, Alnaft a conclu un mémorandum d’entente avec la société thaïlandaise PTTEP. L’accord doit permettre à cette dernière d’examiner les opportunités d’investissement offertes par le domaine minier des hydrocarbures en Algérie, avec l’accompagnement de l’Agence.
Le partenariat prévoit notamment un renforcement des échanges d’informations et du dialogue institutionnel, ainsi que l’identification de nouvelles perspectives d’intérêt commun.
À travers ces accords, l’Algérie entend consolider son attractivité auprès des investisseurs internationaux, tout en favorisant le transfert de technologies, le développement des compétences nationales et l’émergence de partenariats à long terme dans un secteur énergétique en pleine recomposition.
S. Smati
