La mémoire nationale doit être élevée au rang de priorité stratégique afin de préserver l’identité algérienne et de transmettre aux générations futures l’héritage historique et militant de la nation.
Le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Abdelmalek Tacherift, a appelé à l’élaboration d’une stratégie nationale ambitieuse pour préserver la mémoire nationale, consolider l’identité algérienne et transmettre aux générations futures l’héritage historique et militant de la nation. Il s’exprimait à l’ouverture des Assises nationales de la mémoire et de l’histoire, organisées sous le haut patronage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
À quelques jours de la célébration du 1er Novembre 1954, date historique marquant le déclenchement de la guerre de Libération nationale, la tenue de ces assises revêt une dimension particulière. Elle intervient dans un contexte où la préservation de la mémoire nationale et la transmission de l’héritage de la Révolution aux nouvelles générations demeurent des enjeux majeurs. Cette rencontre constitue ainsi une occasion de réaffirmer le rôle de l’histoire dans la consolidation de l’identité nationale et la transmission des valeurs du combat libérateur.
Placées sous le slogan
«Mémoire d’une patrie, histoire d’une nation, avenir des générations», ces assises se tiennent au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal, à Alger. Elles réunissent des membres du gouvernement, des cadres de l’État, des représentants d’organisations nationales, des associations historiques, des moudjahidine, ainsi que des chercheurs, des universitaires et des spécialistes de l’histoire et de la mémoire nationales.
Dans son allocution d’ouverture, Abdelmalek Tacherift a souligné le rôle fondamental de la mémoire nationale dans la préservation de l’histoire des peuples et le renforcement de leur cohésion. Il a estimé que celle-ci devait être élevée au rang de priorité stratégique afin de protéger les fondements de l’identité nationale et d’assurer leur transmission aux générations montantes.
Une approche collective de la mémoire nationale
Le ministre a précisé que ces assises visaient à créer un espace de concertation associant l’ensemble des secteurs et des composantes de la société. Cette démarche entend favoriser le dialogue, le partage des connaissances et la confrontation des expériences entre les différents acteurs concernés par les questions mémorielles et historiques.
Il a également relevé que pendant de nombreuses années, la mémoire nationale était principalement abordée dans les milieux universitaires et intellectuels, ainsi que lors de colloques organisés à l’occasion de certaines commémorations. Selon lui, cette question a pris une nouvelle dimension depuis que le président de la République s’en est personnellement saisi.
Abdelmalek Tacherift a ainsi salué l’attention accordée par Abdelmadjid Tebboune au dossier de la mémoire, considérant cette orientation comme un repère essentiel pour rappeler le combat des martyrs en faveur d’une Algérie libre.
Préserver l’identité et transmettre l’héritage historique
Au-delà de la commémoration du passé, le ministre a insisté sur la nécessité de concevoir une stratégie globale permettant de préserver et de valoriser durablement la mémoire nationale. L’objectif est d’en faire un cadre de référence clairement défini, capable de protéger l’identité algérienne et d’éclairer les nouvelles générations sur leur histoire.
Organisées par le ministère des Moudjahidine et des Ayants droit sur deux jours, ces assises s’inscrivent dans le cadre des orientations présidentielles visant à sauvegarder la mémoire nationale, valoriser le patrimoine historique et militant du pays et renforcer la recherche historique.
Elles ambitionnent également de constituer un espace national de réflexion scientifique et de production de connaissances, destiné à formuler des propositions concrètes pour améliorer les mécanismes de conservation et de transmission de la mémoire.
Le programme prévoit des conférences animées par des enseignants et des chercheurs, consacrées notamment aux principaux défis liés à la mémoire nationale. Des ateliers porteront également sur le bilan des réalisations de l’Algérie dans les domaines de la mémoire et de l’histoire.
Une session intitulée
«L’avenir de la mémoire nationale et de l’histoire en Algérie : du diagnostic à la construction stratégique» figure parmi les principaux temps forts de cette rencontre.
I. Khermane
