La Ligue des oulémas, prêcheurs et imams du Sahel (LOPIS) a organisé, vendredi, à Niamey, en collaboration avec l’Unité de fusion et de liaison (UNFL), une session de formation au profit des cadres des affaires religieuses du Niger sous le thème «La construction de l’unité intellectuelle et la déconstruction du discours radicalisé», a indiqué, hier, un communiqué de la Ligue.
La cérémonie d’ouverture de cette session de formation, tenue au Centre international de conférences Mahatma-Gandhi, a été présidée par le conseiller du président du Conseil de sécurité d’Etat (CSE) du Niger, en présence de l’ambassadeur d’Algérie auprès du Niger, Ahmed Saâdi, ainsi que de représentants d’instances sécuritaires et religieuses, a précisé la même source.
Le niveau de participation à cet atelier de formation «illustre la profondeur des liens de fraternité et de coopération stratégique entre les deux pays frères, notamment à travers la coordination des efforts religieux en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent», a souligné la Ligue.
Dans son allocution à cette occasion, le représentant de la Ligue au Niger, le Dr Ibrahim Moussa Souleymane, s’est félicité de l’organisation de cette session qui intervient, a-t-il dit, «dans un contexte régional délicat imposant aux acteurs religieux des pays du Sahel de renforcer leur coordination pour faire face aux défis sécuritaires actuels».
De son côté, le président de la LOPIS, le Dr Abakar Walar Modou, a salué «le soutien qualitatif dont bénéficie l’action religieuse commune de la part des hautes autorités en Algérie et au Niger», louant «les efforts considérables consentis par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et son frère nigérien, le général d’Armée Abdourahamane Tiani, pour jeter les bases d’une coopération constructive permettant de relever les défis sécuritaires communs».
Dans ce sillage, le secrétaire général de la Ligue, le Dr Lakhmissi Bezzaz, a mis en avant «le rôle central de l’instance dans la sanctuarisation du référent religieux modéré», soulignant que «la protection de la sécurité intellectuelle requiert de faire face aux amalgames propagés au nom de la religion et de s’employer, sans relâche, à ancrer les valeurs de tolérance».
Le représentant de l’UNFL, Tahirou Mahamet Abdouldjelil, a, quant à lui, affirmé que cet atelier «participe d’une dynamique proactive faisant de la prévention, du dialogue et du renforcement des capacités des piliers stratégiques pour résister aux tentatives d’infiltration du tissu sociétal».
Pour sa part, le représentant du président du Conseil de sécurité d’Etat du Niger, Seidou Djibo Karimou, a félicité la Ligue pour ses «efforts louables», estimant que la tenue de cette session à Niamey est un signe d’encouragement aux efforts du pays dans la prévention de l’extrémisme violent et du crime organisé.
Il a aussi tenu à saluer le rôle des imams en tant qu’acteurs actifs dans «les efforts de prévention contre les menaces des forces du mal sur l’espace numérique».
R.N
