Le premier jour de la campagne pour les élections locales (APC/APW) du 28 novembre courant, a été marqué, jeudi, par la présentation des programmes électoraux par les chefs de partis politiques, axés sur la compétence des candidats et l’implication citoyenne dans la gestion locale.
Dans ce contexte, le président du parti Sawt Echaab, Lamine Osmani, a détaillé, lors d’une conférence de presse au siège de son parti à Alger, le programme électoral de sa formation ayant adopté le slogan: «Nous sommes votre voix», un plan d’action qui «repose essentiellement sur l’implication active des citoyens dans la gestion locale».
A ce titre, M. Osmani a proposé la création d’une plateforme numérique au niveau des communes pour recueillir les doléances et les propositions des citoyens. Le chef du parti a également prévu, en ce premier jour de campagne, une activité de proximité à El Harrach pour défendre ce projet participatif.
Dans le même sillage, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abdelaali Hassani Cherif, a consacré une conférence de presse, à Alger, pour le lancement de la campagne à travers la présentation du programme de sa formation politique, placé sous le slogan «Injaz (Réalisation)».
Il a notamment souligné que le MSP participe à ces échéances électorales en retenant des «candidats compétents, capables de mettre en œuvre un modèle réussi en matière de gestion des affaires locales», mettant en avant le lien direct entre les assemblées élues et les préoccupations quotidiennes des citoyens en vue d’aboutir au développement escompté.
Dans le sud du pays, le président du parti El-Karama, Mohamed Daoui, a souligné, depuis Ghardaïa, l’importance d’une forte participation citoyenne aux prochaines joutes électorales pour soutenir l’élan du développement local.
Animant un rassemblement populaire dans la commune de Mansourah, il a invité les électeurs à choisir des candidats compétents pour porter leur voix et agir efficacement pour répondre aux préoccupations locales (aménagement, eau potable, transport, etc…).
De son côté, le président du mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina, a exposé la vision de sa formation politique lors d’un meeting populaire à Sour El Ghouzlane (Bouira), exhortant les citoyens à participer massivement aux vote le jour du scrutin pour élire des candidats en mesure de relever les défis.
L’orateur a notamment insisté sur le fait que la mission des futurs élus locaux «ne doit pas se limiter au travail dans leurs bureaux», mais ils se doivent d’aller sur le terrain pour planifier des projets à même de dynamiser le développement socio-économique à travers leurs communes respectives.
Qualifiant ces joutes électorales de «cruciales», M. Bengrina a rappelé que ces élections permettront de choisir des représentants au service du peuple pour contribuer à l’édification d’un Etat de droit moderne à partir de la base.
Dans la même journée, M. Bengrina doit animer, après Sour El Ghozlane, un deuxième meeting à Ras El Oued (Bordj Bou Arreridj) pour présenter le programme de son mouvement.
Par ailleurs, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Monder Bouden, a expliqué, lors d’un meeting populaire à Adrar, que le programme de son parti «repose sur une analyse réaliste des besoins des communes et des wilayas», en prenant en compte «les spécificités géographiques, démographiques et économiques, ainsi que leurs ressources financières et humaines».
Le responsable du RND a ajouté que «les élections locales interviennent à une période marquée par l’accélération des mutations économiques et sociales, ainsi que par les enjeux liés à la numérisation et à l’intelligence artificielle», ajoutant que «cette conjoncture exige une vision de développement fiable permettant de suivre les mutations en cours, d’anticiper les défis futurs et de mobiliser les potentialités locales selon des priorités claires et bien définies».
R.N
