Selon le titre égyptien Al-Bawaba, la suspension du talk-show de Jimmy Kimmel illustre la stratégie de Donald Trump visant à resserrer son contrôle sur les médias américains. Derrière la décision se cache une logique de menaces politiques et juridiques : l’exécutif a brandi la possibilité de retirer les licences fédérales aux diffuseurs, méthode comparée dans l’article à un «chantage à la James Bond».
L’affaire met en lumière un bras de fer entre la liberté de la presse protégée par le Premier Amendement et l’usage croissant par la Maison-Blanche d’outils administratifs pour faire taire les voix critiques. Pour l’Institut du Premier Amendement de Columbia, chaque recul médiatique face aux intimidations « prépare le terrain à d’autres attaques ».
Après CBS News, contrainte de reculer dans une affaire similaire, c’est désormais Disney et ABC qui ploient sous la pression, confirmant une tendance inquiétante : aux États-Unis, le pluralisme médiatique est pris dans l’étau d’une présidence qui considère la critique comme une menace directe.
R.C.
