Entre stratégies de proximité, préparation des listes et discours de mobilisation, la classe politique se met progressivement en ordre de bataille pour ce rendez-vous électoral.
À l’approche des élections législatives prévues le 2 juillet 2026, les principaux partis politiques intensifient leur activité à travers des rencontres, des conférences et diverses initiatives organisationnelles sur le terrain. Une dynamique qui illustre la montée en préparation des formations politiques en vue de ce rendez-vous électoral.
C’est le cas du Front de libération nationale (FLN), qui multiplie les mobilisations à travers le pays. Animant, hier, un rassemblement dans la wilaya de Ksar Chellala, son secrétaire général, Abdelkrim Benmbarek, a assuré que le parti est pleinement prêt pour cette échéance. «Nous avons entamé une préparation sérieuse et organisée pour ces élections, selon une vision claire et des mécanismes précis», a-t-il déclaré.
Le FLN entend présenter des listes composées de profils de «qualité», associant jeunes, femmes et compétences issues des milieux scientifiques et professionnels. Le parti ambitionne également de proposer un programme électoral «réaliste et ambitieux», en phase avec les attentes locales.
Le secrétaire général a insisté sur la portée politique de l’engagement du parti. Loin de faire sienne la célèbre phrase du baron Pierre de Coubertin,
«l’essentiel est de participer», le premier responsable du FLN estime que «nous ne participons pas aux élections uniquement pour gagner, mais pour être à la hauteur de la confiance du citoyen algérien, qui a toujours fait confiance au FLN, car notre parti est un garant de la stabilité et de la souveraineté du pays».
Le RND en tournée nationale
De son côté, le Rassemblement national démocratique (RND) poursuit sa stratégie de proximité. Son secrétaire général, Monder Bouden, a affirmé que la mobilisation du parti se poursuivra «jusqu’à retrouver sa place légitime sur la scène nationale».
S’exprimant lors d’un meeting populaire à Saïda, il a indiqué que la direction du parti a sillonné 39 wilayas depuis le dernier congrès, dans le cadre d’une démarche visant à renforcer les liens avec les militants et les citoyens.
Le RND se projette déjà dans les législatives de 2026, avec l’ambition de devenir «le premier partenaire politique» du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et de soutenir la majorité présidentielle dans la mise en œuvre des programmes de développement.
Renforcer la participation citoyenne
À Tizi-Ouzou, le premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), Youcef Aouchiche, a qualifié les prochaines élections d’étape déterminante pour l’avenir politique du pays. Il a plaidé pour un retour en force de l’action politique, estimant que celle-ci constitue un levier essentiel pour corriger les déséquilibres actuels. Cela passe, selon lui, par le renforcement de la crédibilité du discours public, l’élargissement de la participation citoyenne et la consolidation de la légitimité populaire.
Le FFS ambitionne, par ailleurs, d’élargir sa présence sur le territoire national et au sein de la diaspora, avec pour objectif de «réhabiliter le politique» et de reconquérir les espaces démocratiques. Tandis que le Parti des travailleurs (PT), dirigé par Louisa Hanoune, a appelé ses militants à entamer la procédure de collecte des signatures nécessaires au dépôt des listes électorales. Les militants sont invités à retirer les formulaires de parrainage au niveau des sièges de wilaya.
TAJ et El-Bina en phase de préparation
À Alger, la présidente du parti TAJ (Tajamou Amel El-Djazaïr), Fatima-Zohra Zerouati, a appelé les militants à intensifier le travail de terrain en vue des prochaines échéances électorales.
Lors de l’ouverture de la session ordinaire du Conseil national du parti, elle a indiqué que le slogan retenu, «Nous renouvelons l’engagement et nous relevons le défi», reflète la volonté du parti de consolider sa présence sur la scène politique nationale.
Enfin, le président du Mouvement El-Bina a souligné que la participation aux élections ne se limite pas à la conquête de sièges, mais constitue un devoir national permettant aux citoyens d’exercer leur souveraineté à travers le choix de leurs représentants
En somme, l’ensemble du paysage politique montre une course organisée marquée par la consolidation des structures partisanes, la reconquête de la confiance citoyenne
et la préparation des listes électorales.
Smail Rouha
