Exclu et absent des grands rendez-vous internationaux, le royaume du Maroc collectionne les revers diplomatiques, les uns après les autres, alors que ses médias ne cessent de claironner le retour en force de la «diplomatie bouritanienne» transformant les échecs en succès qui n’existent que dans leur imaginaire.
Décidément, le Maroc ne cesse de collectionner les revers diplomatiques aussi bien au niveau régional qu’international. A contrario, des athlètes sportifs qui collectionnent les médailles. En effet, le Royaume vient d´essuyer un sérieux revers. Un de plus. Le Maroc a de nouveau échoué, hier, dans sa tentative d’obtenir des postes au sein de l’Union africaine. Selon l’agence Sahara Press Service, la candidate marocaine a été battue lors des élections tenues au dernier jour de la 2e session ordinaire de la Conférence des Etats parties à l’AMA, qui s’est tenue à Kigali, la capitale du Rwanda, pour le poste de directrice générale de l’Agence africaine des médicaments. Une agence spécialisée de l’Union africaine (UA) créée en 2015 dans le cadre de l’initiative d’harmonisation de la réglementation des médicaments en Afrique (AMRH). Selon la même source, la candidate marocaine, Dr. Bouchra Meddah, a été éliminée par la candidate ghanéenne, Dr. Delese Mimi Darko, devenant, ainsi, la première directrice générale de l’Agence africaine des médicaments. Directrice générale de la Food and Drugs Authority (FDA) du Ghana depuis 2017, Delese Mimi Darko est apparu comme le meilleur candidat dans un processus de sélection compétitif qui a vu la participation de 149 candidats de toute l’Afrique. La conférence a réuni des responsables de la santé des pays africains pour nommer les dirigeants de l’agence, approuver sa structure organisationnelle et faire progresser le développement de cet organe continental de réglementation des médicaments en Afrique
Ainsi, la diplomatie marocaine échoue pour la cinquième fois de suite au cours de l’année 2022. Des échecs entamés par deux tours d’élections pour un siège au sein du Conseil de paix et de sécurité au cours de la 24e session extraordinaire du conseil exécutif de l’Union africaine (UA). En effet, l’Algérie a été élue pour un mandat de trois ans (2025-2028), en tant que représentant de la sous-région Nord. Le Maroc, déjà largement battu lors des tours précédents de l’élection qui ont eu lieu en février dernier, a préféré se retirer de l’élection par crainte de subir une nouvelle défaite face à l’Algérie. La série des échecs ne fait que débuter. Le troisième revers a eu lieu lors du sommet africain, en février dernier, où la candidate marocaine, Latifa Akharbach, a été évincée lors de l’élection pour le poste de vice-présidente de la Commission de l’Union africaine. Pour rappel, la candidate algérienne, Selma Malika Haddadi, a battu la Marocaine à plate couture. Au 7ᵉ tour elle était seule devant les votants.
Les jours se suivent et se ressemblent. Il y a une semaine, le Maroc subissait un quatrième revers diplomatique. Les Nations unies ont officiellement décerné le Prix Nelson Mandela 2025 à Brenda Reynolds (Canada) et Kennedy Odede (Kenya). Un revers de plus pour la candidature marocaine en raison du bilan déplorable du Maroc en matière de droits de l’homme, en dépit de tous les moyens déployés par sa diplomatie et ses services de renseignement pour remporter ce prix, en raison de sa portée symbolique et de ses valeurs humaines. La candidature de la présidente du Conseil national des droits de l’homme du Maroc, Amina Bouayach, a suscité une vague d’indignation et de protestation.
Et pour couronner le tout, le même scénario s’est répété hier à Kigali., dans un cinquième revers de suite. La candidate marocaine a été éliminée de la course au poste de directrice générale de l’Agence africaine des médicaments. L’agence, la plus importante stratégiquement après la pandémie de la Covid-19 et la bataille d’influence qui l’a accompagnée au niveau mondial.
Tous ces échecs et défaites révèlent l’inanité de la propagande du Makhzen et l’impasse dans laquelle il s’est engagé en raison de la poursuite de son occupation illégale du Sahara occidental. «Il ressort clairement de ces défaites que les sommes énormes que le Maroc investit dans l’achat des consciences pour acquérir et occuper des postes qui lui confèrent prestige et statut, lui permettant de continuer à manœuvrer et à propager ses erreurs, ne mèneront finalement qu’à l’échec», souligne, à juste titre, l’agence de presse sahraouie.
Ainsi, le Makhzen continue de collectionner les revers diplomatiques, les uns après les autres, alors que ses médias ne cessent de claironner le retour en force de la «diplomatie bouritanienne», transformant les échecs en succès qui n’existent que dans leur imaginaire.
Pour clore ce tour sur les revers de la diplomatie makhzenienne, notons que la République sahraouie a été représentée à cette importante conférence par Lamen Abaali, ambassadeur en République d’Éthiopie et Représentant permanent de la République auprès de l’Union africaine, qui a eu des réunions et entretiens avec la majorité des ministres et chefs de délégations des États parties à l’Agence africaine des médicaments participant à la Conférence de Kigali.
Badis B. et agences.
