Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a adressé, ce vendredi, une allocution, lue par le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, aux participants au «Sommet des dirigeants» de la 17e Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (COP17), qui se tient dans la capitale arménienne, Erevan.
Dans ce cadre, le président de la République a souligné que l’Algérie «s’emploie activement à préserver la richesse faunistique et floristique dont elle regorge, compte tenu des facteurs qui la menacent, tels que les activités humaines et les catastrophes naturelles, à l’instar de la désertification, des incendies de forêt et du changement climatique».
« Mon pays qui s’est en outre attaché à approfondir la connaissance du patrimoine biologique, à travers le recensement de plus de 27.000 espèces vivantes à ce jour, dont 8.500 espèces végétales et 18.000 espèces animales, a également réalisé un bond qualitatif dans le renforcement de la protection et de la préservation de la biodiversité, à travers l’élargissement de notre réseau de zones protégées, qui compte désormais 24 zones classées couvrant des écosystèmes marins, forestiers, montagneux, steppiques et sahariens », a encore écrit le chef de l’Etat.
L’Algérie continue aussi de prendre les mesures nécessaires pour la reconnaissance et la préservation des parcs culturels alliant biodiversité unique et patrimoine archéologique et historique de l’humanité, ce qui a permis d’élargir le champ de la conservation nationale de près d’un (1) million de kilomètres carrés.
De plus, à travers la relance du Barrage vert sur une superficie de 4,7 millions d’hectares, en tant que rempart naturel contre l’avancée des sables, mon pays entend renforcer le couvert végétal et forestieret préserver et restaurer les écosystèmes, au titre d’une approche intégrée alliant durabilité environnementale et sociale et retombées économiques au profit des populations locales.
« Notre conférence se tient, aujourd’hui, dans un contexte international marqué par l’aggravation des crises environnementales et une prise de conscience croissante de la nécessité d’établir un équilibre entre les exigences du développement économique et la préservation de la biodiversité, à travers la réhabilitation des écosystèmes et l’exploitation rationnelle et durable des ressources », a rappelé le président Tebboune.
Pour lui, la 17e Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (COP17) revêt une importance capitale, dans la mesure où elle constitue la première étape d’évaluation des progrès accomplis dans la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, notamment en ce qui concerne la réalisation des objectifs fixés à l’horizon 2030 et le redressement de la trajectoire, en passant de la phase des engagements à celle de leur mise en œuvre effective.
R.N
