«Les menaces actuelles visaient à déstabiliser et à remettre en cause l’ordre mondial dont nous bénéficions, tout en sapant le mode de vie que nous défendons tous», a-t-il affirmé.
Le général Dagvin Anderson, nouveau commandant du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), a déclaré qu’il n’était «pas étranger aux défis de l’Afrique» et qu’il comprenait parfaitement «les menaces croissantes dans le monde qui cherchent à étendre leur influence sur le continent». Lors de son discours prononcé vendredi dernier à l’occasion de la passation de commandement avec le général Michael Langley, lors d’une cérémonie tenue à Stuttgart, en Allemagne, il a affirmé que «les menaces actuelles visaient à déstabiliser et à remettre en cause l’ordre mondial dont nous bénéficions, tout en sapant le mode de vie que nous défendons tous».
Un pilote à la tête d’Africom
Dagvin Anderson devient le premier général de l’armée de l’air américaine à prendre la tête d’AFRICOM depuis sa création en 2007. Il possède une vaste expérience dans les opérations rapides fondées sur le renseignement ainsi que dans la planification interarmées, selon le site officiel d’Africom. Parmi ses précédentes fonctions figurent le directeur du développement de la force interarmées au sein de l’état-major interarmées, commandant du Commandement des opérations spéciales – Afrique, et chef de la Force opérationnelle interarmées – Quartz.
Il est également pilote avec plus de 3 400 heures de vol, dont 738 en situation de combat.
Importance du partenariat africain
La cérémonie de passation entre Anderson et Langley a été présidée par l’amiral Christopher Grady, vice-président de l’état-major interarmées. Dans son discours, Grady a souligné le rôle d’AFRICOM dans la promotion de la sécurité nationale des États-Unis et le renforcement des relations de défense à travers l’Afrique. Il a, également, insisté sur l’importance des efforts américains continus dans des régions comme la Corne de l’Afrique, l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, affirmant que «la région couverte par AFRICOM connaît une croissance économique rapide et une population jeune qui représente un dividende démocratique». Sur le plan militaire, l’amiral Grady a affirmé que «le théâtre est un point de convergence où les concurrents mondiaux mettent à l’épreuve notre détermination, où les organisations extrémistes violentes cherchent un sanctuaire, et où l’instabilité se propage bien au-delà du continent». Il a ajouté qu’en travaillant «côte à côte avec nos partenaires africains, nous apprenons d’eux et les aidons à renforcer leurs propres capacités de défense».
Des solutions dirigées par des Africains
De son côté, le général Michael Langley, qui a dirigé AFRICOM depuis août 2022, a souligné que le rôle fondamental du commandement est «de concevoir des solutions dirigées par les Africains», mettant l’accent sur l’importance de la coopération avec les partenaires du continent dans les domaines sécuritaires et du développement.
La mission d’AFRICOM reste axée sur la collaboration avec les partenaires africains et internationaux pour contrer les menaces transnationales et les acteurs malveillants, renforcer les forces de sécurité, et répondre aux crises afin de promouvoir les intérêts nationaux des États-Unis et de favoriser la stabilité et la prospérité régionales.
AFRICOM est l’un des sept commandements de combat géographiques des États-Unis, chargé de l’engagement militaire dans 53 pays africains. En coopération avec ses partenaires et alliés, le commandement lutte contre les acteurs malveillants et les menaces transnationales, répond aux crises, renforce les forces de sécurité africaines et soutient les efforts du gouvernement américain en Afrique pour faire progresser les intérêts nationaux des États-Unis et promouvoir la sécurité, la stabilité et la prospérité régionales.
R.N.
