Dans le cadre de sa stratégie numérique, l’Algérie a inauguré à Sidi Abdellah un pôle d’innovation et d’intelligence artificielle destiné à rapprocher les universités, les centres de recherche et le secteur économique.
«La création de ce pôle incarne l’orientation de l’Algérie vers une économie fondée sur l’innovation et le numérique», a déclaré le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, lors du lancement, jeudi, du pôle au Pôle scientifique et technologique «ChahidAbdelhafid-Ihaddaden», à la ville nouvelle de Sidi Abdellah.
Cette initiative représente un pas décisif vers le rapprochement entre l’université, la recherche et le secteur économique, notamment le secteur financier. Porté par l’Union algérienne des sociétés d’assurance et de réassurance (UAR) en partenariat avec plusieurs établissements académiques et techniques spécialisés, le pôle vise à stimuler l’innovation dans le secteur des assurances et à intégrer pleinement les applications de l’intelligence artificielle.
Le ministre a souligné que ce pôle s’inscrit dans la vision de développement tracée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour la période 2024-2029, qui met l’accent sur la valorisation du capital humain formé dans les universités algériennes et sur la production de solutions technologiques à forte valeur ajoutée, susceptibles de soutenir durablement le développement économique national.
Des solutions innovantes pour le secteur des assurances
Le nouveau pôle ambitionne de stimuler l’innovation dans le secteur des assurances à travers l’intégration des applications de l’intelligence artificielle, la promotion de la recherche appliquée et l’expérimentation de solutions numériques innovantes. Il vise également à renforcer les passerelles entre l’université et le monde économique, notamment par la formation d’étudiants spécialisés, leur insertion professionnelle dans le domaine des assurances et leur contribution à la conception de solutions numériques adaptées aux besoins des entreprises.
La convention de création du pôle a été signée par plusieurs responsables représentant les institutions partenaires, dont l’École nationale supérieure des mathématiques (ENSM), l’École nationale supérieure d’intelligence artificielle (ENSIA), le Centre de recherche en mathématiques appliquées, l’École supérieure de l’informatique, l’incubateur industriel « Taus Innovation Center », ainsi que le laboratoire « AlgeriaFinlab », en collaboration avec l’Union algérienne des sociétés d’assurance et de réassurance.
De son côté, le délégué général de l’UAR, Abdelhakim Berrah, a indiqué que ce pôle permettra de développer deux parcours complémentaires pour les diplômés : l’un à vocation administrative et managériale, et l’autre orienté vers l’expertise spécialisée en innovation. Il a souligné que l’enjeu majeur réside dans le développement d’une intelligence artificielle nationale, adaptée aux spécificités de la société algérienne et respectueuse de ses valeurs.
Il a également annoncé la poursuite des travaux relatifs à l’élaboration d’un référentiel des nouveaux métiers du secteur des assurances, avec une vision à moyen terme de trois à cinq ans. À cet effet, l’UAR prévoit le lancement de projets structurants dédiés à l’innovation, notamment un fonds d’investissement et un institut de gestion de l’innovation, afin de renforcer durablement les liens entre l’université et les entreprises.
Pour sa part, le président de l’UAR, Youcef Benmicia, a affirmé que la création de ce pôle dédié à l’intelligence artificielle s’inscrit dans une démarche visant à structurer l’innovation et à accompagner la transformation profonde des métiers de l’assurance, en cohérence avec les grandes orientations économiques nationales.
K.Z.
