L’intégration économique africaine n’est plus un simple slogan politique, mais un véritable projet civilisateur visant à renforcer la souveraineté économique, alimentaire et énergétique du continent.
Le président de l’Assemblée populaire nationale, Brahim Boughali, a rappelé, lors de la journée parlementaire organisée hier, sous le thème «Le pari de l’intégration économique africaine : vers un partenariat efficace», que l’intégration économique africaine n’est plus un simple slogan politique, mais un véritable projet civilisateur visant à renforcer la souveraineté économique, alimentaire et énergétique du continent.
Pour Boughali, l’intégration accompagne l’Afrique depuis la création de l’Organisation de l’unité africaine et se matérialise aujourd’hui à travers des initiatives concrètes, telles que la Zone de libre-échange continentale africaine. Ce dispositif, prometteur, ouvre la voie à la libéralisation du commerce, à la diversification des économies et à la construction d’une base industrielle compétitive à l’échelle mondiale.
L’Algérie, a-t-il souligné, s’est engagée dès le départ dans ce projet, convaincue que l’unité africaine est la clé d’un développement partagé et durable. La tenue par le pays de la quatrième édition du Salon du commerce intra-africain illustre cette ambition : un espace de coopération, d’échange d’expériences et de construction de ponts économiques entre nations africaines. En parallèle, l’Algérie prépare l’organisation d’une conférence africaine sur la production locale de médicaments et les technologies de santé, visant à renforcer la sécurité sanitaire, pilier essentiel de la souveraineté économique.
Le président de l’Assemblée a également mis en avant l’accueil prochain du Congrès africain des start-ups, confirmant le rôle de l’Algérie comme incubateur d’innovation et de dynamisme entrepreneurial, et soulignant l’importance du soutien à la jeunesse, moteur de la transformation économique et numérique en Afrique.
Brahim Boughali a insisté sur la nécessité d’une dimension législative forte pour assurer le succès de l’intégration. Les accords continentaux doivent être traduits en lois nationales et soutenus par des mécanismes d’exécution efficaces. À ce titre, le renforcement de la coopération entre parlements africains et la diplomatie parlementaire constituent des instruments clés pour harmoniser les efforts et partager les expériences.
Sur le plan infrastructurel, l’Algérie met ses capacités au service de l’intégration continentale. Ses projets reliant le nord et le sud du continent, ses réseaux énergétiques et de fibre optique, ainsi que son littoral méditerranéen, font du pays un point stratégique pour les échanges commerciaux intra-africains et avec l’Europe. Selon le président de la chambre basse du Parlement, les défis auxquels le continent est confronté -inégalités économiques, infrastructures insuffisantes et impacts climatiques- peuvent être transformés en opportunités grâce à une coopération intelligente et une planification rigoureuse.
Enfin, le président de l’Assemblée a rappelé la constance de la position algérienne sous la conduite du président Abdelmadjid Tebboune : un partenariat fiable pour bâtir un avenir africain uni, fondé sur la solidarité et l’unité des peuples du continent. Il a appelé à faire de cette journée parlementaire un véritable atelier de réflexion et d’action commune, pour bâtir une Afrique forte et intégrée, capable de jouer un rôle influent sur la scène régionale et internationale.
L’Algérie, par ses initiatives et son engagement, confirme ainsi sa place au cœur de la dynamique africaine et son rôle de catalyseur pour une intégration économique ambitieuse et durable.
Exploiter le potentiel africain
Samira Barhoum, présidente de la Commission des affaires économiques, a souligné la nécessité d’unifier les visions et renforcer les efforts pour un développement durable. Elle a insisté sur le potentiel africain, le soutien aux infrastructures, l’investissement, le commerce libre et l’adoption des technologies modernes pour consolider la coopération Sud–Sud.
Barhoum a rappelé les orientations stratégiques du président de la République pour améliorer le climat des investissements, soutenir les partenariats économiques et renforcer les industries nationales. Elle a précisé que le développement national repose sur l’élargissement des investissements et la compétitivité des produits algériens sur le marché africain, objectif suivi par les visites de terrain de la Commission.
A.M.
